Libye : vols suspendus à l'aéroport de Tripoli, cible d'une frappe aérienne

Le seul aéroport encore opérationnel de la capitale libyenne a été la cible d'une frappe aérienne non revendiquée, qui n'a pas fait de victime.

Un véhicule armé des forces gouvernementaes, sur le tarmac de l\'aéroport de Tripoli, le 8 avril 2019.
Un véhicule armé des forces gouvernementaes, sur le tarmac de l'aéroport de Tripoli, le 8 avril 2019. (MAHMUD TURKIA / AFP)

L'aéroport de Mitiga, dans la banlieue est de Tripoli (Libye), est mis à l'arrêt. L'unique aéroport encore opérationnel de la capitale libyenne a été touché, lundi 8 avril, par une frappe aérienne non revendiquée, et tous les vols ont été suspendus. Depuis jeudi, le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est libyen, et son autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) mènent l'assaut vers Tripoli, au prix de violents combats avec les forces du Gouvernement d'union nationale (GNA).

Malgré le spectre d'une guerre généralisée dans le pays en proie au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, les grandes puissances ont échoué à se mettre d'accord à l'ONU sur une déclaration appelant les forces du maréchal Haftar à cesser son offensive contre la capitale libyenne, où est basé le GNA. Présentée au Conseil de sécurité dimanche soir, cette déclaration, soutenue entre autres par les Etats-Unis, a été bloquée par la Russie. Moscou tient à ce que "toutes les parties" soient appelées à la retenue pour éviter "un bain de sang".

Selon un nouveau bilan du ministère de la Santé du GNA, au moins 35 personnes ont été tuées et une quarantaine blessées depuis le lancement de l'offensive du maréchal Haftar, jeudi. Parmi les victimes figurent des civils. Le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) a exprimé sa "préoccupation". Il souligne que plus de 2 800 personnes ont déjà été déplacées par les combats.