L'Egypte sombre à nouveau dans la violence

De violents affrontements entre manifestants et militaires ont fait plusieurs victimes depuis vendredi au Caire. 

Déjà dix morts et près de 500 blessés. Après deux journées d'une extrême violence au Caire, de nouveaux affrontements opposent manifestants et militaires, dimanche 18 décembre, dans la capitale égyptienne. 

Ces violences sont les plus graves depuis les affrontements similaires qui avaient fait 42 morts, principalement au Caire, quelques jours avant le début le 28 novembre des premières législatives depuis la chute de Hosni Moubarak en février, chassé sous la pression de la rue.

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Un manifestant a la tête en sang lors de heurts avec les forces de sécurité au Caire (Egypte), dimanche 18 décembre 2011. MOHAMED ABD EL GHANY / REUTERS
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Selon les manifestants, les affrontements ont débuté après le passage à tabac, samedi 17 décembre, d'un protestataire qui occupait depuis trois semaines l'entrée du cabinet du Premier ministre. AHMED ALI / AP / SIPA
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Les opposants au régime militaire en vigueur depuis le départ d'Hosni Moubarak ont alors répliqué par des jets de pierres. AMR ABDALLAH DALSH / REUTERS
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Sur le web, des vidéos des affrontements circulent. Beaucoup d'entre elles sont particulièrement violentes. MOHAMED OMAR / EPA / MAXPPP
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Parmi elles, celle d'une manifestante anonyme, rapidement surnommée "Blue bra girl" ("la fille au soutien-gorge bleu") sur les réseaux sociaux. Elle se fait littéralement piétiner par les forces de sécurité. REUTERS
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"Blue bra girl" est devenue une icône de cette nouvelle vague d'affrontements. Ici, un manifestant tient une pancarte où il est inscrit "Maréchal Tantaoui [le chef d'Etat par intérim], rappelle tes chiens !". MOHAMMED ABED / AFP
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Des bâtiments ont également été incendiés lors des heurts. MOHAMMED HOSSAM / AFP PHOTO
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C'est notamment le cas de l'Institut d'Egypte, complètement détruit par les flammes dimanche 18 décembre. Fondé par Napoléon, il abritait des documents historiques inestimables, dont beaucoup sont partis en fumée. MOHAMMED ABED / AFP
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De leur côté, les autorités accusent les contestataires de vouloir mener une contre-révolution et d'être infiltrés par des éléments étrangers. MOHAMMED ABU ZAID / AP / SIPA
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Les journalistes ne sont pas à l'abri. "Le Figaro" explique que le bâtiment d'Al Jazeera a été pris d'assaut par une trentaine de soldats, qui ont saccagé le matériel de la chaîne qatarie. MOHAMMED ABED / AFP PHOTO
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Au total, les affrontements ont fait 11 morts et plus de 500 blessés, en trois jours seulement. AMR ABDALLAH DALSH / REUTERS