Sommet Africités au Kenya : les villes moyennes, clé d'une urbanisation équilibrée et durable

Prioriser les villes intermédiaires, c'est l'engagement pris par les élus locaux réunis à Kisumu au Kenya, lors de la 9e édition d'Africités.

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France Télévisions Rédaction Afrique
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Affiche du sommet Africités 2022, qui s'est déroulé dans la ville de Kisumu au Kenya. (Africités CGLUA)

Faire des villes intermédiaires des pôles structurants du développement durable de l'Afrique, c’est la principale recommandation de la 9e édition du sommet Africités, qui s'est terminée le 21 mai à Kisumu au Kenya. Plus de 4 000 maires, élus locaux et régionaux africains, ont débattu d’un plan d'action visant à aider les villes intermédiares à faire face aux chocs climatiques et démographiques.

Désengorger les capitales

D'ici à 2040, les deux tiers des Africains qui s'installeront en zone urbaine le feront dans les villes moyennes. Aujourd’hui, en raison d’un manque de logements, d’écoles, d’hôpitaux et d’emplois, celles-ci restent des villes de passage, avant un départ pour les capitales déjà congestionnées.

L'enjeu est désormais d'y garantir les services sociaux de base et faire de ces villes des pôles de croissance économique, capables de rééquilibrer les territoires. Les villes intermédiaires représentent également des débouchés pour les productions agricoles environnantes et des opportunités pour les régions rurales. 

"L'exode rural vers les capitales nationales hypertrophiées entraîne des défis énormes. Il s'agit de détourner une partie de ces flux vers les villes intermédiaires, pour réduire la pression sur les capitales", a souligné Babati Mokgheti, chargé de développement urbain à la Banque africaine de développement.

"Il faut développer les villes intermédiaires pour que les grandes villes puissent respirer. Il faut créer des emplois, des infrastructures, des industries, sinon les grandes villes seront toujours l’attraction de ces populations-là."

Abass Fall, premier adjoint au maire de Dakar

à RFI

"Anticiper et planifier"

La ville de Kisumu a commencé à agir en imposant des motos-taxis électriques, moyen de transport le plus populaire, qui fonctionnent à l’énergie propre. Contre le réchauffement climatique, la ville a également fortement augmenté la place réservée aux parcs et jardins.

"Il faut surtout anticiper les problèmes pour éviter de les subir. Il est plus facile de créer un parc ou de construire une ligne de métro, si cela a été pensé avant que la ville ne soit complètement saturée", a affirmé Anyang Nyongh'o, gouverneur du comté de Kisumu.

Prioriser l’aménagement des communes moyennes, c’est en tout cas ce à quoi se sont engagés les élus locaux lors de la clôture de cette 9e édition d'Africités. La prochaine édition est prévue au Caire en Egypte dans trois ans.

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