Ethiopie : le gouvernement annonce la prise de la capitale de la région dissidente du Tigré

Le Premier ministre, Abiy Ahmed, voit dans la prise de Mekele l'accomplissement de la "phase finale" de l'opération militaire démarrée le 4 novembre.

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France Télévisions
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Des membres de la police du Tigré tiennent un checkpoint à l'entrée de Mekele (Ethiopie), le 9 septembre 2020, jour de vote aux élections régionales jugées illégales par le pouvoir central. (EDUARDO SOTERAS / AFP)

Le Premier ministre éthiopien a annoncé, samedi 28 novembre, que l'armée avait pris le "contrôle" de Mekele, la capitale du Tigré, une étape décisive de l'opération militaire entamée dans cette région dissidente. Abiy Ahmed y voit l'accomplissement de la "phase finale" de l'opération militaire démarrée le 4 novembre.

Les autorités tigréennes issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), que combat le gouvernement, seraient retranchées dans cette ville qui comptait 500 000 habitants avant le début du conflit. Le chef de l'armée affirme que ses troupes "chassent les membres du TPLF qui se cachent".

Une région quasi coupée du monde

Contactés par l'AFP, les dirigeants du TPLF n'étaient pas joignables dans l'immédiat. Un peu plus tôt, ils avaient accusé le pouvoir d'avoir commis des "massacres" sur des civils. La vérification sur le terrain des affirmations de l'un et l'autre camp demeure très difficile, le Tigré étant quasi coupé du monde depuis le début du conflit.

Inquiète d'une propagation du conflit à l'échelle régionale, la communauté internationale a récemment alerté sur de possibles "crimes de guerre" en Ethiopie et tenté de faire pression sur Abiy Ahmed pour qu'il accepte une médiation.

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