Egypte : la coalition laïque rejette le plan de transition

La coalition, qui a soutenu la destitution du président Mohamed Morsi, se plaint du manque de consultation avant l'adoption de cette "déclaration constitutionnelle". 

La coalition laïque a rejeté, le 10 juillet 2013, la \"déclaration constitutionnelle\" qui investit le président intérimaire Adly Mansour (photo) de pouvoirs extensifs. 
La coalition laïque a rejeté, le 10 juillet 2013, la "déclaration constitutionnelle" qui investit le président intérimaire Adly Mansour (photo) de pouvoirs extensifs.  (AMR DALSH / REUTERS)

Le plan de transition est loin de faire l'unanimité en Egypte. La principale coalition de l'opposition laïque égyptienne, qui a soutenu la destitution du président Mohamed Morsi, a rejeté, dans la nuit du mardi 9 au mercredi 10 juillet, la "déclaration constitutionnelle". Celle-ci investit le président intérimaire Adly Mansour de pouvoirs extensifs et esquisse une feuille de route en vue de nouvelles élections.

La coalition, dirigée par Mohamed El-Baradei jusqu'à sa nomination comme vice-président dans le nouveau gouvernement, s'est plainte d'un manque de consultation avant l'adoption du décret. "Nous exigeons [que la déclaration] soit amendée et nous proposerons nos propres amendements au président", précise la coalition dans un communiqué. Auparavant, le mouvement Tamarrod, qui avait organisé les manifestations de masse ayant abouti à l'éviction du président Morsi, a lui aussi regretté de ne pas avoir été consulté pour l'élaboration du plan de transition.

Les islamistes rejettent l'offre d'entrer au gouvernement

Les Frères musulmans ont également rejeté catégoriquement le texte. "Une déclaration constitutionnelle faite par un homme nommé par des putchistes ramène le pays à la case départ", a déclaré un haut responsable de la confrérie dans un message posté sur Facebook. Ils ont également repoussé l'offre, formulée par le nouveau Premier ministre égyptien, Hazem El-Beblaoui, d'entrer au gouvernement. 

"Nous ne pactisons pas avec des putschistes. Nous rejetons tout ce qui émane de ce coup" militaire, a déclaré un porte-parole du mouvement islamiste, au sujet de cette proposition visant à apaiser les tensions avec les islamistes.