Al Boraq, le TGV marocain, roule désormais à l'énergie verte

La compagnie ferroviaire marocaine fait rouler ses TGV à l'énergie éolienne depuis le 1er janvier. 

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France Télévisions Rédaction Afrique
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Gare ferroviaire de Rabat, le 1er avril 2020.  (JALAL MORCHIDI / ANADOLU AGENCY)

Le train à grande vitesse Al Boraq est passé depuis 1er Janvier 2022 à l'énergie verte, a annoncé l'Office national des chemins de fer (ONCF) dans un communiqué. "Le pari de l'ONCF est désormais d’alimenter, à terme, l’ensemble de ses trains entièrement à l’énergie propre, avance l’ONCF, notant que les trains Al Boraq seront les premiers à offrir des voyages écoresponsables à l’énergie 100% éolienne", rapporte l'agence MAP qui cite le communiqué. La compagnie ferroviaire verdit le cycle d'alimentation électrique du réseau ferré en substituant sa consommation électrique par une énergie propre. L'ONCF opère sa transformation verte de manière progressive, en faisant passer 25% de sa consommation énergétique globale à l’énergie verte, pour en atteindre 50% en 2023 avant de la porter à la totalité, à moyen terme.

Al Boraq, le succès d'un TGV 

La ligne à grande vitesse (LGV) Tanger-Casablanca, présentée comme "la plus rapide d'Afrique" a été inaugurée en novembre 2018 par le président français Emmanuel Macron et le roi Mohammed VI. La compagnie marocaine ONCF tablait sur six millions de passagers après trois ans d'exploitation. Le coût de la LGV, financée à 50% par la France via différents prêts, s'élève à environ 23 milliards de dirhams (environ 2,19 milliards d'euros), soit près de 15% de plus que les estimations initiales, mais très en deçà des coûts moyens européens. 

Jugé coûteux et inutile à ses débuts en 2018, le train à grande vitesse Al Boraq, baptisé ainsi en référence à une fantastique monture ailée de la tradition islamique, fait désormais l'unanimité. Son succès ne se dément pas. En 2019, près de trois millions de voyageurs ont choisi ce moyen de transport au Maroc. Un élan brisé par le Covid-19.

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