Centrafrique. Rebelles et pouvoir acceptent de négocier

Aucune date n'a été fixée, mais les deux camps acceptent de discuter "sans conditions".

Un soldat centrafricain encadre une marche de femmes qui protestent contre le conflit qui déchire le pays, à Bangui (Centrafrique), le 28 décembre 2012.
Un soldat centrafricain encadre une marche de femmes qui protestent contre le conflit qui déchire le pays, à Bangui (Centrafrique), le 28 décembre 2012. ( REUTERS)

C'est peut-être un premier pas vers l'apaisement en Centrafrique, où la situation est tendue depuis quelques jours. Le gouvernement centrafricain et la coalition rebelle du Séléka acceptent "d'aller au dialogue sans conditions et sans préalables". C'est ce qu'a affirmé, vendredi 28 décembre, à Bangui, le secrétaire général adjoint de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) Guy-Pierre Garcia.

Aucune date n'a encore été fixée. Selon le secrétaire général, arrivé jeudi soir en mission de médiation, le dialogue aura lieu "à Libreville sans délai (...) Personne n'a posé de conditions : ni les présidents (des Etats d'Afrique centrale), ni les gouvernements, ni les rebelles, ni les politico-militaires, ni l'opposition (centrafricaine)".

Affrontements à Bambari

Dans la journée, de violents combats se sont déroulés à Bambari, dans le centre du pays. Cette place forte des forces fidèles au président François Bozizé, située à 300 km au nord-est de Bangui, est tombée en quelques heures, le 23 décembre, aux mains des rebelles du Séléka, désormais proches de la capitale Bangui.

"Des éléments des Forces armées centrafricaines ont attaqué Bambari pour essayer de la reprendre. Les combats ont été particulièrement violents. On ne sait pas encore qui contrôle la ville", a indiqué une source au sein de l'armée. Selon une source humanitaire, "des témoins situés à 60 km de Bambari ont entendu des détonations et des armes lourdes pendant plusieurs heures dans la journée".