Angola : Isabel dos Santos, fille de l'ancien président, formellement accusée de fraude et blanchiment d'argent

Isabel dos Santos devra également répondre d'accusations de trafic d'influence, abus de biens sociaux et faux en écritures durant son mandat à la tête du groupe pétrolier public Sonangol.

(PAULO DUARTE/AP/SIPA / SIPA)

Isabel dos Santos, la fille de l'ex-président angolais José Eduardo dos Santos, est formellement accusée (entre autres) de fraude, de détournement de fonds et de blanchiment d'argent, a indiqué mercredi 22 janvier le procureur général d'Angola. La justice angolaise a assuré mobiliser "tous les moyens possibles" pour juger Isabel dos Santos et la ramener dans le pays. La dirigeante vit essentiellement entre Londres et Dubaï depuis que son père a quitté le pouvoir en août 2017.

Réclamée par la justice angolaise, Isabel dos Santos devra également répondre notamment d'accusations de trafic d'influence, abus de biens sociaux et faux en écritures durant son mandat à la tête du groupe pétrolier public Sonangol, a précisé le procureur général Helder Pitta Gros.

Les "Luanda Leaks" à l'origine de ces révélations

Isabel dos Santos a été à la tête du groupe pétrolier durant dix-huit mois à partir de juin 2016. Elle a aussi dirigé plusieurs autres compagnies publiques angolaises dans les secteurs de la téléphonie et des mines, et a acquis des participations dans d'autres groupes, notamment bancaires, au Portugal.

Le détail des malversations présumées d'Isabel dos Santos – qui a dénoncé un "tissu de mensonges" monté pour des raisons politiques – a été révélé dimanche par les "Luanda Leaks" publiées dimanche par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ).