Vidéo Guerre d'Algérie : Bruno Retailleau en a "marre qu'on dise du mal de la France" et qu'on "gratte les plaies"

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Le président de la République a reconnu mardi que l'avocat et dirigeant nationaliste Ali Boumendjel avait été "torturé et assassiné" par l'armée française en 1957. 

Emmanuel Macron a reconnu, mardi 2 mars, la responsabilité de la France dans l'assassinat de l'avocat et dirigeant nationaliste Ali Boumendjel par l'armée française pendant la guerre d'Algérie en 1957, un geste d'apaisement recommandé par le rapport de l'historien Benjamin Stora. "La question que l'on doit se poser, c'est est-ce que ce geste va être un facteur d'apaisement ou est-ce qu'il va attiser la guerre mémorielle ?" s'est interrogé jeudi 4 mars sur franceinfo Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat. 

>> Guerre d'Algérie : quatre questions sur la reconnaissance par la France de l'assassinat de l'avocat et dirigeant Ali Boumendjel

"Du côté de l'Algérie, je ne crois pas à l'apaisement parce que le pouvoir algérien, depuis 50 ans, prend le prétexte d'une culpabilité française pour excuser tous ses échecs, déclare Bruno Retailleau. Ils se sont cachés derrière cette guerre mémorielle pour s'excuser de leurs échecs."

"J'aimerais aussi que l'Algérie fasse un geste"

"Dans l'histoire d'un peuple on a des pages glorieuses et des pages sombres, poursuit le sénateur LR, il faut les regarder en face et cela ne me pose pas de problème. Pour que ça ait du sens ça ne peut pas être à sens unique. La France fait ce geste, mais j'aimerais aussi que l'Algérie fasse un geste vis-à-vis de dizaines de milliers de Harkis qui ont été massacrés après les accords d'Evian, après le 19 mars 1962."

J'en ai marre qu'on dise du mal de la France parce qu'on tue notre unité, on blesse la fierté française et on gratte les plaies.

Bruno Retailleau

à franceinfo

Cette reconnaissance de la France se fait à un moment où "notre nation, notre communauté nationale, est profondément désunie. Si on dit toujours que la France est coupable de tout et à perpétuité, qu'elle image donne-t-on ? Comment voulez-vous attirer les jeunes dans un destin collectif ?", interroge Bruno Retailleau. 

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