Les Algériens toujours très mobilisés après un mois de manifestations contre le président Abdelaziz Bouteflika

Selon une estimation émanant de sources sécuritaires, des "centaines de milliers de personnes" ont manifesté dans les rues d'Alger. 

Des manifestants ont envahi les rues d\'Algers, vendredi 22 mars, pour réclamer le départ du président algérien, Abdelaziz Bouteflika. 
Des manifestants ont envahi les rues d'Algers, vendredi 22 mars, pour réclamer le départ du président algérien, Abdelaziz Bouteflika.  (FAROUK BATICHE / DPA)

La mobilisation ne faiblit pas en Algérie. Un mois jour pour jour après le début de la contestation réclamant le départ du président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 20 ans, des manifestations ont été recensées, vendredi 22 mars, dans 42 des 48 préfectures du pays. Mais en l'absence de chiffres officiels, le nombre des manifestants est difficile à établir.

Des sources sécuritaires ont fait état de "centaines de milliers de personnes" dans les rues du centre d'Alger. La mobilisation y était au moins similaire à celle des deux vendredis précédents, jugée exceptionnelle par les médias et analystes. Le 15 mars, "des millions" d'Algériens avaient envahi les rues du pays, selon des diplomates.

Toujours pas de nouveau gouvernement 

A Oran, deuxième ville du pays, mais aussi à Annaba, Batna ou à Tizi-Ouzou et Béjaïa, en Kabylie, la foule a repris à pleins poumons les chants emblématiques d'un mois de contestation, réclamant le départ du président Bouteflika, de son entourage et du "système" au pouvoir. 

Des Algériens manifestent dans les rues d\'Alger, vendredi 22 mars 2019. 
Des Algériens manifestent dans les rues d'Alger, vendredi 22 mars 2019.  (RYAD KRAMDI / AFP)

Or, si la mobilisation ne faiblit pas dans la rue, côté pouvoir, les efforts du nouveau Premier ministre Noureddine Bedoui pour former le gouvernement rajeuni de "technocrates" promis aux protestataires, semblent toujours stériles, dix jours après sa nomination.