Algérie : Saïd Bouteflika, frère du président déchu, et deux ex-chefs du renseignement condamnés à 15 ans de prison en appel

Ils ont vu lundi leurs peines de 15 ans de prison confirmées en appel pour complot contre l'armée et l'Etat, un verdict confirmé en appel. 

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Said Bouteflika, frère du Président algérien, assiste aux funérailles de la chanteuse algérienne Warda Al-Jazairia, au cimetière d'El-Alia à Alger, le 19 mai 2012.  (FAROUK BATICHE / AFP)

Saïd Bouteflika, le frère du président déchu Abdelaziz Bouteflika, et deux anciens chefs du renseignement algériens ont été condamnés lundi 10 janvier à 15 ans de prison par un tribunal militaire pour complot contre l'armée et l'Etat, un verdict confirmé en appel.

"Saïd Bouteflika, le général [Athmane] Tartag et le général [Mohamed Lamine] Mediene ont eu 15 ans de prison. Le premier verdict a été confirmé", a déclaré Me Boudjemaâ Guechir, l'avocat du quatrième accusé dans ce procès, Louisa Hanoune, la secrétaire générale du Parti des Travailleurs. Arrêtée en mai dernier, "Madame Hanoune a été condamnée à trois ans de prison dont neuf mois ferme. Elle a fait les neuf mois, elle va sortir", a précisé Me Guechir.

Un "plan de déstabilisation" contre l'Etat algérien 

Principal accusé de ce procès, Saïd Bouteflika, 62 ans, fut l'influent conseiller spécial de son frère Abdelaziz durant ses 20 ans de présidence (1999-2019). Son pouvoir s'était renforcé au point d'être considéré comme le "président-bis", à mesure que déclinait la santé du chef de l'Etat, victime en 2013 d'un AVC qui l'a laissé paralysé et aphasique.

Saïd Bouteflika, le général Tartag, le général Mediene et Louisa Hanoune sont accusés de s'être réunis en mars 2019 pour élaborer un "plan de déstabilisation" du haut commandement de l'armée qui demandait alors publiquement le départ du président Bouteflika pour sortir de la crise née du "Hirak", puissant mouvement populaire de contestation du régime apparu le 22 février.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.