Afghanistan : le combat des femmes pour défendre leurs droits contre les talibans

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 4 min.
Afghanistan : le combat de femmes pour défendre leurs droits contre les talibans
franceinfo
Article rédigé par
M. Burgot, S. Guillemot, P. Miette, M. Behboudi - franceinfo
France Télévisions

Depuis l'arrivée au pouvoir des talibans en Afghanistan, des femmes luttent pour défendre leurs droits, alors que nombre d'activités sont restreintes pour elles. La résistance tient le choc.

Pour les talibans, le fait de se maquiller dans un salon de beauté de la capitale de l'Afghanistan, Kaboul, est proscrit. Alors pour certaines Afghanes, c'est un geste de rébellion, de résistance. "Les talibans n'acceptent pas notre travail, ils prétendent que le maquillage n'est pas compatible avec la charia", témoigne une employée d'un institut de beauté, qui œuvre cachée. Comme elle, de nombreuses femmes luttent à leur façon face au régime taliban, qui leur restreint de nombreuses libertés. Jeudi 30 septembre, plusieurs d'entre elles ont pu manifester pendant une minute, avant d'être brutalement repoussées par des talibans. Un geste de bravoure, qui a cependant marqué les manifestantes, qui évoquent leur "peur".

Le savoir est une arme

Malgré la répression des manifestations, les femmes afghanes de Kaboul luttent différemment, notamment en portant des voiles colorés, contraires à ce que prône le régime taliban. L'accès à l'éducation est également un des moyens employés pour lutter face aux hommes au pouvoir. Dans une école, une dizaine de femmes viennent assouvir leur soif de savoir, en espérant venir en aide à leur nation dans le futur. "Si je deviens pilote, je me battrai pour défendre nos droits et protéger notre pays", témoigne une étudiante. La pratique du sport, également proscrite par les talibans, est enseignée à volets fermés afin d'apprendre les bases du combat à des jeunes femmes prêtes à lutter pour combattre à l'obscurantisme.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Afghanistan

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.