Afghanistan : la tension monte à l'aéroport de Kaboul

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FRANCEINFO
Article rédigé par
V. Lerouge, L. Chaussoy, M. Behboudi, A. Da Silva - franceinfo
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Le chaos règne toujours à Kaboul (Afghanistan) samedi 21 août pour les nombreux candidats au départ. C'est l'une des opérations d'évacuation les plus compliquées de l'histoire, de l'aveu même du président américain Joe Biden.

Les abords de l'aéroport de Kaboul, en Afghanistan, sont complètement saturés. Des milliers de familles afghanes restent massées dans l'attente désespérée d'un vol pour fuir le régime des talibans. Ceux-ci font régner l'ordre à coups de bâton devant des soldats américains et britanniques dépassés, et qui sont parfois obligés d'user de tirs de sommation. "Les gens s'énervent, car ils n'ont pas les bons documents, ils savent que leurs chances sont minces", résume Daz MMahon, un soldat britannique. Ceux qui parviennent à rentrer dans l'aéroport doivent encore s'armer de patience. Face aux images de chaos meurtrier, l'armée américaine a répliqué, en publiant des photos de soldats prenant soin d'enfants afghans confiés par des familles désespérées.

Des difficultés d'identification

Joe Biden a tenté d'expliquer la lenteur des évacuations. "C'est l'une des opérations d'évacuation aérienne les plus difficiles de l'histoire. Je ne peux pas faire de promesse sur l'issue finale de l'opération, ni garantir qu'elle sera sans perte", a déclaré le président américain, vendredi 20 août. La principale difficulté pour les forces occidentales, c'est la vérification de l'identité des candidats au départ. "Il y a un défi sécuritaire parce que, bien évidemment, il convient de ne pas rapatrier des personnes qui, à terme pourraient nous nuire", explique Philippe Cholous, ancien commandant des forces françaises de contre-insurrection afghane. Une semaine après l'arrivée des talibans dans Kaboul, 13 000 personnes ont été exfiltrées par les Etats-Unis.

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