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Afghanistan : la détresse des traducteurs de l'armée française

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Afghanistan
France 3
Article rédigé par
France Télévisions

À la rescousse des oubliés de la guerre en Afghanistan. Après son retrait, la France avait promis de ne pas oublier près de 700 interprètes afghans qui avait aidé l'armée française sur place. Une promesse qu'un collectif d'avocats veut faire honorer.

Ils ont servi la France en Afghanistan. Ils étaient les intermédiaires indispensables des militaires français auprès de la population. Quatre de ces interprètes viennent d'arriver en France. Ils ont attendu trois ans pour obtenir un visa. Parmi eux, Adil Abdulraziq, 28 ans, qui a eu le sentiment d'avoir été abandonné après le départ de l'armée française en 2013. Il a gardé des photos prises avec des officiers français.

Considérés comme des traîtres

S'il peut parler librement, c'est que toute sa famille est venue avec lui en France. Car, pendant trois ans, il a vécu sous les menaces de décapitation permanentes des talibans, qui considèrent les interprètes comme des espions, des infidèles et des traîtres. Avant de quitter l'Afghanistan, la France s'était engagée à protéger ses interprètes, ses chauffeurs... Ils sont 700 à avoir travaillé avec les forces françaises. Mais seuls 73 ont pu avoir le précieux visa. Adil Abdulraziq a obtenu une carte de résident de dix ans. Il veut s'installer définitivement en France.

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