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L'armée afghane reprend la ville de Kunduz aux talibans

Ce succès militaire intervient, jeudi, après une occupation longue de trois jours qui a mis en lumière les graves défaillances de l'armée afghane.

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France Télévisions
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La police locale afghane surveille un check-point, le 23 juin 2015, à Kunduz (Afghanistan).  (  REUTERS)

Le drapeau afghan flotte à nouveau sur Kunduz (Afghanistan). Les militaires ont repris aux rebelles talibans, jeudi 1er octobre, cet important verrou sur la route du Tadjikistan. Cette étape intervient après une occupation longue de trois jours qui a mis en lumière les graves défaillances de l'armée, désormais seule face aux insurgés islamistes depuis la fin de la mission de l'Otan en décembre. 

Le porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur, Sediq Sediqqi, a annoncé la bonne nouvelle sur Twitter.

Le vice-ministre de l'Intérieur, Ayoub Salangi, a, lui, affirmé que Kunduz a été reprise à la faveur d'une "opération spéciale" au cours de laquelle d'intenses combats ont fait rage. D'après un habitant joint par l'AFP, des combats sporadiques se déroulent d'ailleurs toujours, jeudi matin, dans certains quartiers. Les corps sans vie de combattants talibans jonchent les rues de la ville.

De "lourdes pertes" côté taliban

Sur un terrain plus symbolique, un autre habitant a également affirmé que le drapeau tricolore de l'Afghanistan avait remplacé la bannière blanche des talibans. Celle-ci avait été hissée, lundi, sous les vivats des insurgés. "Les talibans ont encaissé de lourdes pertes pendant la nuit", a-t-il ajouté.


Les talibans afghans hissent leur fanion sur le centre-ville de Kunduz après la prise de la ville

La prise de Kunduz, lundi en seulement quelques heures, puis son occupation par les insurgés, constituent un très grave revers pour le président Ashraf Ghani, en place depuis un an, et les forces armées. Au cours des trois jours d'occupation, qui ont poussé des milliers d'habitants à fuir, la perspective d'un retour au régime fondamentaliste mis en place par les talibans en a effrayé plus d'un. Les magasins sont restés fermés, la nourriture a commencé à manquer et, dans de nombreux quartiers, l'eau et l'électricité ont été coupées.

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