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Document France 2 Afghanistan : des habitants de Kaboul témoignent de leur quotidien dans la capitale, cadenassée par les talibans

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Afghanistan : à Kaboul, la liste des droits des femmes se réduit à un rythme effréné
Afghanistan : à Kaboul, la liste des droits des femmes se réduit à un rythme effréné Afghanistan : à Kaboul, la liste des droits des femmes se réduit à un rythme effréné
Article rédigé par France 2 - M. Boisseau, M. Behboudi, L. Bleuzen
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Après les universités, c'est au tour des ONG d'être interdites aux femmes dans le pays. Cette nouvelle mesure liberticide du régime a entraîné la suspension des activités de plusieurs organisations ces derniers jours.

Ce sont des images rares, parce qu'interdites. Les talibans ne veulent plus de journalistes occidentaux en Afghanistan, mais une équipe de France Télévisions a pu filmer dans Kaboul, dimanche 25 décembre. Sur les images, on peut apercevoir des militaires, notamment autour d'une université, gardée par deux tanks. On remarque aussi que les femmes, à l'exception de quelques-unes portant la burqa, ont presque disparu de l'espace public.

La liste de leurs droits s'est réduite à un rythme effréné ces derniers mois, au gré des mesures liberticides imposées par le régime. Dernière application de la charia en date : l'interdiction du travail des femmes dans le secteur humanitaire, qui a poussé plusieurs ONG à suspendre leurs activités dans le pays ces derniers jours.

"J'ai respecté toutes les lois des talibans"

Certaines jeunes femmes osent pourtant braver la loi pour manifester. Après les gymnases et les hammams, l'université leur est proscrite depuis le 20 décembre, comme le collège et le lycée auparavant. Des étudiantes, qui ont donné rendez-vous à France Télévisions dans un lieu secret, risquent plusieurs mois de prison et la torture en cas d'arrestation.

Une étudiante de 21 ans rencontrée par France 2 est désormais cloîtrée chez elle et ne peut plus poursuivre sa licence d'ingénieure. Elle témoigne volontairement à visage découvert, malgré le danger. "J'ai respecté toutes les lois des talibans, je couvre même mon visage avec un masque à l'université (...) Pourtant, malgré tout ça, les talibans ne nous laissent pas aller en cours", déplore-t-elle.

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