Afghanistan : bientôt une zone sécurisée pour évacuer les Afghans ?

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Afghanistan : bientôt une zone sécurisée pour évacuer les Afghans ?
Franceinfo
Article rédigé par
M. Bougault, R. Moquillon, B. Poulain, V. Lejeune - franceinfo
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Sur le front diplomatique, la France et la Grande-Bretagne vont proposer, lundi 30 août, au conseil de sécurité de l'ONU de créer une zone protégée à Kaboul (Afghanistan), avec pour objectif d'évacuer des milliers d'Afghans malgré le refus des talibans.

Le dernier avion français en provenance de Kaboul (Afghanistan) a atterri, dimanche 29 août, sur la base de Vélizy-Villacoublay (Yvelines), avec à son bord des soldats et des diplomates dont l'ambassadeur de France en Afghanistan. Un dernier vol qui marque la fin des opérations militaires d'évacuation française. Pourtant, à Kaboul, il reste encore des milliers d'Afghans candidats à l'exil. "Depuis une semaine, on nous dit : 'Allez à l'aéroport.' À l'aéroport, on nous dit : 'Allez à l'hôtel.' Je ne sais pas quoi faire", raconte l'un d'entre eux.

Une proposition rejetée par les talibans

Des centaines de noms figurent encore sur la liste française des Afghans à évacuer, alors comment exfiltrer ces civils ? En déplacement en Irak, samedi 28 août, Emmanuel Macron a évoqué la création d'une zone protégée qui permettrait la poursuite des opérations humanitaires. Paris et Londres vont soumettre cette proposition à l'ONU lundi 30 août. "J'ai bon espoir qu'ils puissent trouver une issue favorable. Je ne vois pas qui pourrait s'opposer à la sécurisation des opérations humanitaires", a déclaré le président de la république française. Pourtant, l'opération pourrait être risquée, car le porte-parole des talibans a annoncé à franceinfo qu'il rejette la proposition d'Emmanuel Macron.

"Les États-Unis et la communauté internationale ont abandonné l'Afghanistan, selon les Afghans. Le peuple d'Afghanistan est déçu, il pense que la communauté internationale et le monde occidental sont responsables de la situation. Il y a vraiment une douleur dans leur cœur", confie Ahmad Wali Massoud, frère du commandant Ahmad Shah Massoud et président de la fondation Massoud, sur le plateau du journal de 23h.

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