Mobilier de jardin : des succès français

a revoir

Présenté parLaurent Delahousse

Diffusé le 07/09/2014Durée : 00h30

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Un lent ballet de chaises, de bancs et de tables. 500.000 pièces suspendues chaque année qui attendent la touche finale. Ultime danse pour ces pièces de métal qui ont été forgées, polies et soudées ici, dans l'Ain. Née d'un ancien atelier de maréchal-ferrant à la fin du XIXe siècle, l'entreprise n'a rien oublié de ses origines.

Voilà une chaise inspirée de la tradition, ses arabesques, ses perforations. Pour la petite histoire, elle était sur la liste de mariage de Lady Di.

Car aujourd'hui la marque a largement dépassé les frontières de la France. La moitié de la production est vendue à l'étranger. Berlin, New York, ou encore Séoul, les chaises françaises sont partout et s'affichent aux unes des magazines de décoration du monde entier. Même les étudiants de la prestigieuse université d'Harvard, aux Etats-Unis, leur rendent hommage. Au total, la marque a conquis une quarantaine de pays. La recette du succès, c'est avant tout une histoire d'image.

Lorsque des étrangers achètent un produit, je suis convaincu qu'ils achètent un coin de France, une part de l'histoire, un peu de nostalgie de leur passé à Paris.

C'est dans les années 90 que le patron, fraîchement arrivé, mise sur l'international. Pas facile au début de convaincre la dizaine de salariés de l'époque, plutôt effrayés par l'aventure de l'expert.

J'avais une personne dans les bureaux, je lui dis: "Comment dit-on "table", "chaise", en anglais? Vous savez? Vous êtes apte à prendre les commandes à l'export.

Résultat, 25 ans de croissance continue et presque 200 salariés aujourd'hui. A une centaine de kilomètres de là, une autre pointures du mobilier de jardin made in France. 2 millions de pièces sont produites chaque année, dont les deux tiers partent à l'étranger.

Nous avons des fauteuils qui partent pour le Japon, des chaises également, des tables basses qui partent pour l'Espagne, et des bains de soleil qui partent en Turquie.

Un succès qui repose sur un choix industriel: le plastique. Des chaises plus légères, plus faciles à transporter. Au départ, ce sont des granulés, mélangés à des colorants dans une machine, chauffés à 210 degrés pour devenir une pâte ensuite injectée dans des moules. Les chaises sont faites d'un seul bloc pour plus de solidité, un produit qui a conquis la planète. Pour le patron, une fierté mais aussi une sécurité.

Dans un métier où l'aléa climatique est fort, c'est important. Il est mieux pour nous d'avoir une aura internationale pour assurer qu'on se vende en tout temps, en toute saison.

Aujourd'hui, ses chaises sont vendues dans près de 80 pays, essentiellement en Europe et en Amérique. Prochain objectif: la conquête du Moyen-Orient et de l'Europe de l'Est.

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