Séisme : les centrales nucléaires sous surveillance

La centrale de Cruas (Ardèche) a été arrêtée, après le séisme survenu lundi 11 novembre, pour effectuer une inspection approfondie. Le séisme a relancé le débat sur la résistance des installations nucléaires. 

FRANCE 3

Le panache blanc ne s'élève plus au-dessus des tours de refroidissement de la centrale de Cruas (Ardèche). Les réacteurs sont à l'arrêt pour mener une inspection générale. Pour l'occasion, EDF a ouvert les portes de la centrale à la presse. Tout commence par la vérification des capteurs sismiques. Seul un des cinq capteurs a ressenti le tremblement de terre, d'une magnitude de 5,4 sur l'échelle de Richter.

"Aucun dommage apparent"

Les centrales de Cruas et du Tricastin (Drôme) sont à moins de 30 km de l'épicentre du séisme. "Les vérifications se poursuivent, mais elles sont bien avancées. À ce stade, nous n'avons observé aucun dommage apparent", explique Stéphane Brasseur, directeur de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse. Construire une centrale dans une zone sismique, même modérée, oblige à se baser sur le séisme le plus violent de la région. Ici, c'était en 1873, et le tremblement de terre était de 4,7 sur l'échelle de Richter. Il faut ajouter 0,5 pour obtenir un séisme majoré de sécurité. Une précaution insuffisante, selon certaines associations antinucléaire.

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La centrale nucléaire de Cruas (Ardèche), le 25 janvier 2017.
La centrale nucléaire de Cruas (Ardèche), le 25 janvier 2017. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)