Pollution : la piétonnisation des voies sur berges à Paris inefficace

La fermeture aux voitures des voies sur berges à Paris a, selon un rapport, déplacé la pollution, provoqué davantage d'embouteillages et de bruits.

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FRANCEINFO

Les conclusions du rapport sont accablantes sur les conséquences de la fermeture des voies sur berges à Paris. La piétonnisation des voies sur berges a aggravé les embouteillages à Paris et ses alentours. Le volume sonore d'abord serait amplifié. Le niveau des bruits sur les quais hauts a fortement augmenté, allant jusqu'à quatre décibels la nuit. La circulation automobile a bondi de 67% de trafic en plus le matin en moyenne et 30% le soir. Ce serait une saturation absolue.

Les bus retardés

25 lignes de bus sont aussi pénalisées. Entre 17 heures et 18 heures, les temps de trajet auraient augmenté en moyenne de 3 minutes et 30 secondes. Enfin, le suivi révèle que l'impact de la mesure sur la pollution est limité. Celle-ci s'est déplacée plus à l'est de la capitale. Le niveau de dioxyde d'azote a diminué sur les quais, mais cette concentration aurait augmenté dans le quartier Henri-IV notamment entre 5 et 10%.

Des piétons sur la voie sur berge Georges-Pompidou, à Paris, le 10 septembre 2016.
Des piétons sur la voie sur berge Georges-Pompidou, à Paris, le 10 septembre 2016. (MAXPPP)