Les péages urbains aux portes des grandes villes : "une fausse bonne idée" pour la CLCV

Le gouvernement français veut favoriser la mise en place de péages urbains pour les agglomérations. L'association de consommateurs CLCV a réagi ce jeudi sur franceinfo. 

Illustration : des panneaux indiquant un péage urbain de Milan (Italie), en octobre 2018.
Illustration : des panneaux indiquant un péage urbain de Milan (Italie), en octobre 2018. (OLIVIER CORSAN / MAXPPP)
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Le gouvernement s'apprête, comme l'a révélé mercredi 17 octobre le site internet "Contexte",  à autoriser les péages urbains pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants. Le tarif serait plafonné à cinq euros. Cela entrerait dans dans le cadre du projet de Loi d'orientation sur les mobilités (LOM), mais "ça risque d'être une fausse bonne idée" a dénoncé jeudi 18 octobre sur franceinfo, François Carlier, délégué général de l'association de consommateurs CLCV.

Une taxe de plus, une taxe de trop ? 

"Si on rajoute à cela que les taxes sur les carburants ont énormément augmenté, ça fait trop, a regretté François Carlier. Et surtout, il ne faut pas oublier qu'il y a 23 milliards de taxation sur l'énergie fossile des ménages et l'Etat ne dépense que quatre milliards pour les aider à faire des économies d'énergie".

Selon la CLCV, "mettre en place des taxes pour essayer de changer les comportements, on le fait beaucoup". Le délégué général de l'association affirme que "ce serait mieux que l'Etat investisse pour aider les ménages à changer leur comportement, par exemple si on veut développer les voitures électriques il faut mettre des bornes de recharge partout".