Le gouvernement souhaite faciliter la création de péages urbains dans les grandes agglomérations

De tels mécanismes existent déjà à Londres ou à Milan.

Un panneau routier indiquant la présence d\'un péage urbain à Londres (Grande-Bretagne), le 1er février 2018.
Un panneau routier indiquant la présence d'un péage urbain à Londres (Grande-Bretagne), le 1er février 2018. (TOLGA AKMEN / AFP)

L'objectif est de "limiter la circulation automobile et lutter contre la pollution et les nuisances environnementales". Le gouvernement français s'apprête à faciliter la création de péages urbains dans les grandes agglomérations avec un tarif plafonné à cinq euros pour les véhicules légers, selon un avant-projet de loi d'orientation des mobilités publié mercredi 17 octobre par le site Contexte.

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, avait déjà exprimé son souhait de voir apparaître de tels péages, sur le même principe qu'à Londres ou à Milan, en levant les restrictions qui figurent aujourd'hui dans la législation. Très attendue mais reportée plusieurs fois, la loi d'orientation des mobilités devrait être présentée en novembre, selon le dernier calendrier donné par le gouvernement.

Des tarifs plafonnés

L'argent récolté dans ces péages ira aux collectivités locales, qui seront libres de définir le périmètre des zones soumises à péage et les tarifs. L'avant-projet prévoit toutefois un plafond, fixé pour les véhicules légers à 2,50 euros dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants et à cinq euros dans les villes de plus de 500 000 habitants. Les personnes vivant ou travaillant à l'intérieur des zones de péage pourront éventuellement être exemptées ou bénéficier de réductions.