Le nuage de sable du Sahara qui a coloré une partie du ciel français a provoqué un pic de pollution

Samedi, le ciel s'est teinté de jaune et d'orange dans le sud de la France. Ce phénomène est le résultat d’une tempête de sable venue du Sahara, portée par un système dépressionnaire. Il est aussi responsable d'une dégradation de la qualité de l'air.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le ciel chargé de sable du Sahara recouvre une partie du sud de l'Europe et la ville de Lyon, le 6 février 2021.  (NICOLAS LIPONNE / HANS LUCAS / AFP)

En quelques minutes, le ciel est devenu jaune et s'est teinté de rose, de gris, ou d'orange, samedi 6 février. Il s'agit de poussières de sable du Sahara, qui ont survolé ont atterri sur une partie de l'Europe. Si le phénomène météorologique, immortalisé sur les réseaux sociaux, est très photogénique, il est aussi responsable d'un pic de pollution de l'air, révèle, mardi, le service européen de surveillance de l'atmosphère Copernicus (en anglais).

D'importantes quantités de poussières se sont déposées sur le sol, "de façon frappante sur les surfaces couvertes de neige dans les Alpes et les Pyrénées", note Copernicus. Le panache de poussière, qui s'est élevé jusqu'à 5 km dans le ciel, a entraîné le dépôt de plusieurs microgrammes de particules par mètre carré sur une grande partie du sud de l'Europe entre le 4 et le 8 février, soit une quantité "plusieurs centaines de fois supérieure" à la moyenne, précise le communiqué.

Davantage de problèmes respiratoires

"Ces nuages de poussières ont apporté avec eux de hauts niveaux de concentrations de particules PM10 [particules dont le diamètre est inférieur ou égal à 10 microns]", a commenté Mark Parrington, scientifique chez Copernicus. "Nous avons vu les valeurs de la qualité de l'air baisser de façon importante dans les régions touchées", a-t-il ajouté, mentionnant notamment Barcelone et Marseille. Les données sur le site de Copernicus montrent ainsi clairement des pics de concentration de PM10 autour de 50 microgrammes/m3 à Marseille ou à Lyon, au-delà de 60 à Barcelone.

Ces poussières issues de tempêtes de sable en Algérie peuvent aussi "aggraver les problèmes respiratoires chez les humains, avoir un impact important sur les transports routiers et aériens et réduire la capacité des panneaux solaires", a noté Copernicus.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.