Inondations : les nappes phréatiques menacent d'aggraver la situation

Au débordement de la Seine s'ajoutent la pluie et même la remontée des nappes phréatiques. Même après la crue, les caves parisiennes ne sont pas à l'abri d'infiltrations. Comment s'en protéger ?

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Ce sont des galeries au centre de Paris, sous le niveau de la Seine, où l'eau s'insinue et ruisselle à travers plusieurs mètres de béton. Des infiltrations, mais surtout des nappes phréatiques qui remontent. Ici, 350 techniciens sont au chevet de ces tuyaux de vapeur d'eau, le réseau de chauffage urbain de Paris qui alimente 500 000 foyers.

Les parkings et les caves en première ligne

Pour faire face à cette pluie souterraine, des pompes ont été installées. Elles rejettent plus de 150 mètres cubes d'eau par heure. Une situation dont l'évolution est difficile à prévoir. Ces sols gorgés d'eau sont l'autre crue invisible qui pourrait menacer les parkings et les caves, bien au-delà du lit du fleuve. Dans le sous-sol de cette maison des Yvelines située à près d'un kilomètre de la Seine, ce propriétaire doit pomper plusieurs milliers de litres d'eau par jour. Pour cette entreprise de diagnostic d'étanchéité, le nombre d'interventions a presque triplé en une semaine, plus nombreuses que lors de la crue de 2016. 

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Un vélo, les roues dans l\'eau, à cause de la crue de la Seine, à Paris, le 26 janvier 2018. 
Un vélo, les roues dans l'eau, à cause de la crue de la Seine, à Paris, le 26 janvier 2018.  (ST?PHANE ROUPPERT / CROWDPARK / AFP)