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Vidéo "13h15". Comment toute une famille a vécu le passage de l'ouragan Irma dans sa maison aujourd'hui ravagée

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Durée de la vidéo : 3 min.
VIDEO. "13h15". Comment toute une famille a vécu le passage de l'ouragan Irma dans sa maison aujourd'hui ravagée
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France Télévisions

Ils ont vécu quatre heures et demie réfugiés dans la salle de bain de leur maison pendant le passage de l’ouragan Irma sur l’île de Saint-Martin. Les toits des pièces s’envolaient ou s’écroulaient, l’eau rentrait dans leur pièce de survie… Mais ils sont en vie. Et c'est tout ce qui compte pour eux... Extrait du magazine "13h15 le samedi" du 16 septembre.

La maison d’un couple de restaurateurs de Saint-Martin a été, comme des milliers d’autres, entièrement dévastée par le passage de l’ouragan Irma. Stéphane et Myriam y ont vécu des heures d’enfer avec leur fille de cinq ans et leur employée Margaux. Comme chaque jour depuis ce cataclysme météorologique, ils y reviennent pour tenter de récupérer ce qui peut l’être encore, c’est-à-dire presque rien.

"Là, c’était la chambre de mes parents qui étaient en vacances", dit le père de famille. Et la maman d’ajouter : "Et là, c’était la chambre de ma fille…" Les deux pièces ont été inondées. Les jouets de l’enfant et tous les objets du quotidien jonchent le sol détrempé. "Il n’y a plus de toit du tout… Il n’y a plus rien", constatent-ils tandis que chacun continue d’évaluer les dégâts.

"J’ai cru que j’allais mourir"

Toute la famille s’est réfugiée dans la salle de bain : "On est restés quatre heure et demie là-dedans…" Le toit s’est notamment effondré dans le salon de la maison. Ils tenaient à trois la porte de leur pièce de survie pour que l’eau ne rentre pas. Il fallait aussi soutenir le plafond à bout de bras pour ne pas finir écrasé…

"A un moment, j’ai cru que j’allais mourir, se rappelle Margaux. Quand ils tenaient le plafond, je protégeais la petite. Je paniquais. Elle me regarde et me demande si ça va. Je lui réponds que j’ai peur de partir. Elle m’a regardé et m’a dit : 'Mais on ne va pas partir !' Ça m’a fait rigoler. Heureusement qu’elle était là et que je n’étais pas toute seule." Et Stéphane se console du drame absolu auquel sa famille et son employée ont finalement échappé : "On n’est pas blessés, on est vivants et on attend pour évacuer…"

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