Cet article date de plus de cinq ans.

Vidéo Déforestation, "El Niño côtier"... Pourquoi la coulée de boue en Colombie a été si dévastatrice

Publié
Durée de la vidéo : 2 min.
VIDEO. Pourquoi la coulée de boue en Colombie a été si dévastatrice
JULIE RASPLUS / FRANCEINFO
Article rédigé par
France Télévisions

Ce gigantesque glissement de terrain a tué au moins 262 personnes, dont 43 enfants. Franceinfo vous explique les raisons de cette catastrophe. 

Le bilan, qui ne cesse de s'alourdir, s'établissait à au moins 262 morts et des centaines de disparus, lundi 3 avril à 18 heures. La coulée de boue, qui a englouti la ville de Mocoa, est l'une des pires catastrophes naturelles qu'a connue la Colombie. Dans la ville, les maisons ont été recouvertes par la boue, les véhicules ont été emportés, les racines d'arbres ont envahi les rues.

Comment expliquer que cet événement ait été si puissant ? D'abord, des pluies torrentielles frappaient le pays depuis plusieurs jours. En quelques heures, vendredi 31 mars, il est tombé 130 mm d'eau, soit l'équivalent d'un tiers des précipitations moyennes reçues en un mois dans la région. Ces pluies diluviennes sont la conséquence du phénomène local "El Niño côtier", qui touche l'Equateur et le Pérou depuis le début de l'année. 

Les effets destructeurs du "El Niño côtier"

Cette mini-version du dévastateur "El Niño" a réchauffé les eaux au large de ces deux pays, créant les conditions pour des précipitations importantes. Et Mocoa est située tout près de la frontière équatorienne. 

Mais le facteur humain a aussi sa part de responsabilité. Le département du Putumayo, dont Mocoa est la capitale, souffre de la déforestation excessive, rapporte une étude publiée en 2015 (en espagnol). Pour permettre l'élevage et la culture de coca, l'homme a détruit les forêts adjacentes. Du coup, les arbres ne jouent plus leur rôle de régulateurs d'eau. Ce phénomène inquiète les scientifiques et les écologistes car il concerne tout le pays. 

Le servicemétéo
évolue  et s’enrichit

découvrir les nouveautés

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.