Sécheresse : le mois de juillet le plus sec depuis soixante ans

Le mois de juillet 2020 restera le plus sec jamais enregistré depuis soixante ans. Les conséquences sont désastreuses, nomment dans l’Yonne, dans le Doubs ou encore en Alsace. Sols arides, manque d’eau, les cultures comme les paysages sont sérieusement touchés.  

Dans l’Yonne, c’est le dernier jour d’une moisson écourtée pour le céréalier Franck Ménard. Il a vu ses rendements de blé et d’orge baisser de 50%. Un résultat catastrophique, conséquence d’un mois de juillet enregistré comme le plus sec en France depuis soixante ans. "On est passé du très humide au très sec, les plantes semées au mois d’octobre n’ont pas eu le temps de s’implanter correctement. Leur système racinaire n’était pas prêt pour résister au temps sec, elles ont donc souffert davantage", constate l’agriculteur.  

La sécheresse transforme aussi le paysage  

Dans le Doubs, la rivière du Doubs est presque à sec, elle a des allures de marécages, avec seulement quelques centimètres d’eau par endroits. La mairie du village de Ville-du-Pont est inquiète : "Nos sources d’eau diminuent, deux sources sur trois sont presque taries", déplore l’adjoint au maire de la commune. Autres victimes du manque d’eau : les forêts. En Alsace, les sapins et épicéas meurent à petit feu, alors l’Office National des Forêts multiplie les interventions.

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Un champ de maïs victime de la sécheresse, à Tournon-Saint-Pierre (Indre-et-Loire), le 23 septembre 2019. 
Un champ de maïs victime de la sécheresse, à Tournon-Saint-Pierre (Indre-et-Loire), le 23 septembre 2019.  (GUILLAUME SOUVANT / AFP)