Royaume-Uni : Shell se retire d'un projet pétrolier controversé au large des îles Shetland

La compagnie pétrolière hollandaise s'est retirée d'un projet d'exploitation dénoncé par les ONG environnementales à cause de son impact climatique.

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Des manifestants contre le projet de champ pétrolier Cambo, le 11 novembre 2021 à Glasgow (Ecosse). (ANDY BUCHANAN / AFP)

Il jette l'éponge. Le géant des hydrocarbures Royal Dutch Shell a annoncé son retrait d'un projet d'exploitation de champ pétrolier au large des îles Shetland en Ecosse, dont il détenait 30%. Une décision aussitôt saluée par des ONG environnementales qui dénonçaient un projet dangereux pour le climat. "Après un examen approfondi" du projet de Cambo, Shell a indiqué dans un communiqué avoir conclu "que l'intérêt économique en faveur d'un investissement dans ce projet n'était pas assez solide pour le moment".

Le champ pétrolier de Cambo contient l'équivalent de plus de 800 millions de barils de pétrole, dont 170 millions devraient être extraits dans la première phase du projet. Il était détenu jusqu'ici à 70% par Siccar Point Energy, soutenu par la société de capital-investissement américaine Blackstone, et à 30% par Shell UK.

"Le rejet du permis est la seule option viable"

Le projet, qui attend le feu vert du gouvernement britannique, est devenu un cheval de bataille des ONG environnementales, qui réclament son abandon. Greenpeace avait organisé début octobre une manifestation à Londres qui s'était soldée par des arrestations de militants. La décision de Shell "devrait être le coup fatal pour Cambo", a salué Greenpeace dans un communiqué, jugeant que le gouvernement "est de plus en plus seul à soutenir le champ pétrolier".

"Le rejet du permis est la seule option" viable, a ajouté l'ONG, appelant le gouvernement britannique à s'atteler à la transition vers "les industries vertes du futur" et jugeant que n'importe quelle autre décision "serait une catastrophe pour notre climat". S'il dit être "déçu" par la décision de Shell, le PDG de Siccar Point Energy Jonathan Roger assure que l'entreprise "continuera à s'engager avec le gouvernement britannique et les parties prenantes sur le développement futur de Cambo", précisant être en discussions avec ses partenaires pour "examiner les options".

L'accord final de la Cop26, organisée par le Royaume-Uni à Glasgow (Ecosse), a pour la première fois explicitement mis en cause les énergies fossiles comme principal responsable du réchauffement climatique, appelant à "la sortie des subventions inefficaces" à ces énergies. Mais Londres, qui vise la neutralité carbone en 2050, entend continuer l'exploitation du pétrole et du gaz sur son territoire pour être moins dépendante des importations d'hydrocarbures, qui pèsent encore pour 75% de son mix énergétique.

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