Marches pour le futur : à Paris, plusieurs milliers de manifestants demandent à "vivre dans un monde vivable"

À la veille du premier tour de la présidentielle, des "Marches pour le futur" sont organisées samedi 9 avril dans plusieurs villes de France. À Paris, la lutte contre le réchauffement climatique était au cœur du cortège.

Article rédigé par
François Rivallan - Jérôme Jadot
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Dans la "Marche pour le futur" organisée à Paris le 9 avril 2022 (EDOUARD MONFRAIS / HANS LUCAS)

Paris, Lyon, Bordeaux, Rennes, Montpellier... Ces rassemblements organisés à l’appel de diverses organisations de défense de l’environnement, caritatives ou encore féministes ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de participants au total. Avec pour mot d’ordre, que les cinq prochaines années soient celles de "la justice, du climat, de l’égalité et de la paix". 

À Paris, derrière quelques dizaines de "gilets jaunes" rassemblés en tête du cortège, les pancartes rappellent cette urgence climatique : "Alerte rouge pour un avenir plus vert", "Isolons les logements, pas les gens"… Pour Astrid, 26 ans, plus de temps à perdre face au réchauffement : "C'est un cri du cœur, pour qu'ils se rendent compte que cela nous importe, et que tout le reste on s'en fiche. Cette urgence, c'est la plus importante pour notre survie. Les animaux s'en sortiront, nous on ne s'adaptera pas !"

Dans l’esprit des manifestants, le dernier rapport des experts du Giec, publié lundi 4 avril, qui plaide pour une transformation radicale de l’économie : "Il est très alarmiste. Cela fait des années qu'il y a des rapports du Giec, qui ne sont pas du tout pris en compte ni écoutés. Aujourd'hui le constat est sans appel : c'est maintenant ou jamais, rappelle Julie, 26 ans. 

"On a trois ans pour redresser les choses. Trois ans, c'est tellement court que c'en est affolant. C'est pour cela qu'on se bat."

Julie, participante à la Marche pour le futur, à Paris

à franceinfo

Ceux qui battent le pavé sont surtout des jeunes. Chloé, auditrice dans l’environnement, a 28 ans. "Le fait de voir plein de jeunes, cela donne de l'espoir, dit-elle. On n'a pas le choix : si on ne fait rien, on fonce dans le mur. Il faut qu'on se bouge. On veut vivre dans un monde vivable, avoir des enfants qui pourront eux aussi vivre dans un monde supportable."

Et pour ça, il faut que chacun s’y mette, ajoute Serge, chercheur en biologie : "Il va probablement falloir changer nos modes de vie. Et cela doit être accompagné par les hommes politiques, on ne peut pas demander que cela soit uniquement des actions individuelles. Quand on voit par exemple que l'avion est souvent moins cher que le train, c'est quelque chose qui doit être réglé politiquement."

Et c’est donc ce que demandent ces manifestants : qu’on n'oublie pas le climat dans les cinq années qui viennent, quel que soit la ou le chef de l'État.

Marche pour le futur à Paris : reportage de Jérôme Jadot et François Rivallan
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