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L'Australie promet 500 millions de dollars pour restaurer la Grande Barrière de corail

Le récif, qui s'étend sur un territoire grand comme la moitié de la France, est menacé par le réchauffement climatique.

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France Télévisions
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 (DANIEL OSTERKAMP / MOMENT RF)

L'Australie a promis dimanche 29 avril un demi milliard de dollars australiens (312 millions d'euros) pour restaurer et protéger la Grande Barrière de corail, joyau du patrimoine de l'humanité menacé par le changement climatique.

Le récif, qui s'étend sur environ 348 000 kilomètres carrés le long de la côte australienne et constitue le plus vaste ensemble corallien du monde, a subi de graves épisodes de blanchissement du fait des hausses de la température de l'eau. Les récifs sont également menacés par les activités industrielles et agricoles, ainsi que par l'acanthaster pourpre, une étoile de mer invasive, dévoreuse de coraux.

Des mesures insuffisantes pour les écologistes

Le Premier ministre, Malcolm Turnbull, a déclaré que plus de 500 millions de dollars australiens seraient débloqués pour améliorer la qualité de l'eau, lutter contre les prédateurs et renforcer les mesures de restauration. Canberra avait déjà promis en janvier de consacrer deux millions de dollars australiens à la protection du site sur les dix prochaines années, mais essuie les foudres des écologistes pour avoir donné son feu à un projet de mine géante du groupe indien Adani à proximité.

Les écologistes ont salué l'annonce du gouvernement mais l'ont accusé de ne pas assez promouvoir les énergies propres pour lutter contre la principale menace : le réchauffement climatique. "Les scientifiques savent très bien ce qui tue le corail. C'est l'excès de chaleur qui provient de l'énergie fossile en train de brûler", a déclaré Bill McKibben, fondateur du mouvement international sur le climat 350.org.

"Promouvoir simultanément la plus grande mine de charbon du monde tout en faisant semblant d'être préoccupé par le plus grand récif du monde constitue un exploit acrobatique que seule tenterait une classe politique cynique", a-t-il rajouté.

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