G7 de l’environnement : "On attend que les pays les plus puissants se mettent en ordre de marche", estime la présidente de WWF France

Isabelle Autissier, présidente du WWF France, a appelé sur franceinfo les ministres de l'Environnement du G7, réunis à partir de dimanche à Metz, à agir vite. 

Isabelle Autissier en novembre 2018. 
Isabelle Autissier en novembre 2018.  (LOIC VENANCE / AFP)

"On attend que les pays les plus puissants de la planète se mettent en ordre de marche et produisent des propositions, à la fois pour protéger ce qui peut être protégé, mais aussi pour changer les modèles", a affirmé samedi 4 mai sur franceinfo Isabelle Autissier, présidente du WWF France. Dimanche et lundi, une réunion des ministres de l’environnement des pays du G7 se tiendra à Metz. En marge de ce rendez-vous officiel, plusieurs milliers de personnes ont participé à une "marche mondiale pour la justice écologique et sociale" ce samedi dans la ville.

La nature nous fait vivre. C’est elle qui nous fournit de l’air pur, de l’eau pure, du sol, c’est elle qui nous fournit de la nourriture, de l’oxygène… donc on ne peut pas s’en passer. Or, elle va très malIsabelle Autissierà franceinfo

"On sait que la menace la plus importante, c’est la réduction des espaces pour les espèces en grande partie à cause de l’agriculture et du modèle productiviste donc il faut changer ce modèle", a préconisé la présidente du WWF. Isabelle Autissier a également appelé les dirigeants à accélérer les changements. "C’est beaucoup trop lent", selon elle.

Isabelle Autissier a estimé que le G7 pouvait envoyer un signal fort. "Aujourd’hui, un habitant des pays riches a un impact sur la biodiversité qui est quatre fois supérieur à celui d’un pays pauvre. Donc il faut qu’on donne l’exemple", a-t-elle jugé.

La présidente du WWF a rappelé l’importance du sujet de la biodiversité dans la défense de l’environnement. "On s’est beaucoup concentré sur le climat. Le climat est évidemment un sujet extrêmement grave mais on en a un peu oublié la biodiversité qui est l’autre élément. Aujourd’hui, en 50 ans, on est en train de détruire l’un est l’autre", a-t-elle estimé.