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Climat : après les inondations en Allemagne et en Belgique, les leçons à tirer du GIEC

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Durée de la vidéo : 2 min.
Climat : après les inondations en Allemagne et en Belgique, les leçons à tirer du GIEC
France 2
Article rédigé par
Y.Relat, montage : A.d'Abrigeon - France 2
France Télévisions

L'urgence climatique n'est plus seulement visible à des milliers de kilomètres, mais apparait désormais au cœur de l'Europe. Le premier rapport du GIEC a été publié en 1990. 30 ans plus tard, les prévisions sont désormais sous nos yeux.

Des rues réduites à néant, et des kilomètres de terre avalés par les flots. Dans la conscience collective des Allemands, Erftstadt-Blessem, petite commune ravagée par les eaux, est désormais le symbole de dérèglement climatique. Ces précipitations extrêmes sont en effet un risque amplifié par le changement climatique, sur lequel des climatologues du monde entier, membres d'un groupe scientifique baptisé GIEC, ont sonné l'alerte il y a plus de 30 ans. "L'effet de serre accentuera les deux extrêmes du cycle hydrologique, c'est-à-dire qu'il y aura plus d'épisodes de pluies extrêmement abondantes et plus de sécheresse prononcé", pouvait-on déjà lire dans un rapport en 1990. 

Nouveau rapport attendu au mois d'août 

Au fil de leurs travaux et des événements climatiques extrêmes, le GIEC a accumulé des preuves tangibles des origines humaines du réchauffement et de ses conséquences irréversibles. "Peut-être qu'il y a 30 ans, la génération précédente endommageait l'atmosphère, la terre, par ignorance. Mais aujourd'hui, l'ignorance n'est plus une excuse : nous savons", indiquait Michel Jarraud, en 2007. Les événements n'ont pas épargné la France, comme récemment lors des crues dévastatrices de la Vésubie et de la Roya.

Désormais, les membres du GIEC alertent sur la fréquence de ces événements extrêmes. "Si on ne diminue pas les émissions de gaz à effet de serre de façon drastique, ces phénomènes vont s'amplifier au-delà après 2030, après 2040. Donc c'est vrai, on regarde un peu le train dérailler", explique Robert Vautard, climatologue. Le prochain rapport du GIEC est attendu début août, et s'annonce plus alarmiste que les précédents. Ces auteurs espèrent que leurs conclusions seront suivies à la hauteur des enjeux. 

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