COP21 : plus de 200 manifestants interpellés après des heurts avec la police à Paris

208 personnes ont été arrêtées, et 174 placées en garde à vue. Avec l'état d'urgence, les manifestations sont interdites à Paris.

Des CRS interpellent un manifestant, le 29 novembre 2015, près de la place de la République à Paris.
Des CRS interpellent un manifestant, le 29 novembre 2015, près de la place de la République à Paris. (ERIC GAILLARD / REUTERS)

Si la chaîne humaine qui a réunie des milliers de participants à Paris, dimanche 29 novembre, s'est dispersée dans le calme en début d'après-midi, des heurts ont ensuite éclatés entre quelques centaines de manifestants et les forces de l'ordre, autour de la place de la République. L'accès à la place était bloqué par les CRS dans le cadre de l'interdiction de manifester qui accompagne l'état d'urgence. 208 personnes ont été interpellées, et 174 placées en garde à vue, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

"Ce sont des petits groupes violents qui s'en sont pris aux forces de l'ordre avec des projectiles", a expliqué le préfet de police de Paris. Certains des manifestants avaient le visage masqué, a-t-il ajouté. Protestant contre l'interdiction de manifester, alors que la COP21 s'ouvre lundi, ils ont tenté de passer malgré le dispositif policier.

Des bougies du mémorial des attentats jetées sur la police

Les CRS ont répliqué aux jets de projectils par des jets de gazs lacrymogènes. Certains manifestants, eux, se sont saisi de bougies déposées place de la République en mémoire des victimes des attentats du 13 novembre, pour les jeter sur les policiers.

Une action fortement condamnée par François Hollande, qui l'a jugée "scandaleuse""C'est une catastrophe, ce sont des voyous qui jettent des projectiles, ils n'ont rien à voir avec l'écologie, avec la COP21", a réagi l'écologiste Cécile Duflot. Manuel Valls, lui, a réagi sur Twitter.

La police a finalement "canalisé" une groupe de 200 à 300 manifestants, sur la place de la République, procédant à des contrôles d'identité, a expliqué le préfet. Plus de 200 d'entre eux ont été interpellés. Les derniers manifestants ont été dispersés en fin d'après-midi.