COP21 : 100 millions de personnes basculeront dans l'extrême pauvreté sans action sur le climat

L'impact du réchauffement climatique serait particulièrement important en Afrique, a prévenu la Banque mondiale, dimanche.

Des habitants font le plein d\'eau dans un bidonville de New Delhi (Inde), le 18 mars 2015.
Des habitants font le plein d'eau dans un bidonville de New Delhi (Inde), le 18 mars 2015. (MONEY SHARMA / AFP)
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Nouvelle alerte avant la COP21. Quelque 100 millions de personnes pourraient basculer dans l'extrême pauvreté d'ici 2030 si aucune action n'est mise en œuvre pour freiner le changement climatique, a affirmé la Banque mondiale, dimanche 8 novembre. L'organisation internationale s'est fixé l'objectif d'éradiquer d'ici à 2030 l'extrême pauvreté (moins de 1,90 dollar par jour), un objectif qui pourrait être entravé par l'inertie sur le climat.

L'impact serait particulièrement fort sur le continent africain, où le réchauffement planétaire pourrait entraîner une flambée des prix alimentaires. Cette hausse pourrait atteindre 12% d'ici quinze ans, explique la Banque mondiale dans son rapport. Ce serait "un coup très dur pour une région où la consommation alimentaire des ménages les plus pauvres représente plus de 60% de leurs dépenses".

Des conséquences économiques et sanitaires

L'Asie du Sud-Est serait, elle aussi, en première ligne. En Inde, les chocs agricoles et la prolifération plus rapide des maladies résultant des dérèglements climatiques pourrait faire basculer 45 millions de personnes sous le seuil de l'extrême pauvreté.

Une hausse des températures de 2 à 3°C aurait en outre des conséquences sanitaires. Le nombre d'habitants exposés au paludisme pourrait augmenter de 5%, alors que l'incidence des maladies diarrhéiques risquerait de grimper de 10%, selon la Banque mondiale.

"Il ne sera pas possible de mettre fin à la pauvreté"

"Il ne sera pas possible de mettre fin à la pauvreté si nous ne prenons pas des mesures énergiques pour atténuer la menace que le changement climatique fait peser sur les pauvres et si nous ne réduisons pas massivement les émissions nocives", a estimé le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim.

Cet avertissement est lancé à quelques semaines du début de la COP21, qui réunira début décembre à Paris les dirigeants du globe. Ces derniers doivent conclure un accord international limitant les émissions de gaz à effet de serre afin de maintenir le réchauffement planétaire à 2°C.