Climat : la finance peut-elle être écolo ?

C'est une sorte de COP bis, un sommet parallèle sur le climat : le One Planet Summit Paris ouvrira ses portes demain, mardi 12 décembre. L'objectif ? Trouver de l'argent pour compenser le départ des Américains de l'accord de Paris.

FRANCE 2

EDF annonce aujourd'hui un plan d'investissement sans précédent dans l'énergie solaire de plusieurs milliards d'euros. Pour ce plan, l'entreprise pourrait avoir recours à la finance verte. Le principe ? Permettre aux sociétés qui réalisent de grands projets écologiques de se financer sur les marchés grâce à des obligations. En 2017, en France, 17 milliards d'euros d'obligations vertes ont été achetés.

Un secteur ni régulé, ni contrôlé

Pour le banquier Tanguy Claquin, responsable finance environnementale au Crédit Agricole, ces obligations sont populaires parce qu'elles ont une belle image et ne coûtent pas plus cher. "C'est comme si vous alliez au supermarché demain et que vous aviez deux cafés : un qui est équitable, l'autre qui n'est pas équitable, et qu'ils avaient exactement le même prix. Qu'est-ce que vous feriez ? Vous achèteriez l'équitable. C'est pour ça que le marché croît énormément", analyse-t-il. Alors la finance verte, comment ça marche ? Par exemple, une entreprise a besoin d'un investisseur particulier ou professionnel pour financer un projet d'énergie renouvelable. En échange de l'argent investi, celui-ci reçoit des obligations vertes, qui lui rapportent des intérêts. L'entreprise promet d'utiliser cet argent pour financer par exemple un champ d'éoliennes. Problème : ce secteur n'est ni régulé ni contrôlé.

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Un peu plus de 90 entreprises se sont engagées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, lundi 11 décembre, au siège du Medef, en présidence du ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot.  (ERIC PIERMONT / AFP)