Climat : la Commission européenne juge l'action des Etats membres encore insuffisante

Bruxelles a évalué les tout premiers projets de plans nationaux intégrés en matière d'énergie et de climat.

Des éoliennes près de Boisville-la-Saint-Père (Eure-et-Loir), le 9 juin 2019.
Des éoliennes près de Boisville-la-Saint-Père (Eure-et-Loir), le 9 juin 2019. (ELKO HIRSCH / HANS LUCAS / AFP)

Les projets "sont en-deçà des objectifs fixés". C'est la conclusion de l'évaluation des tout premiers projets de plans nationaux intégrés en matière d'énergie et de climat (PNEC) menée par la Commission européenne, publiée mardi 18 juin (en anglais). Bruxelles a en effet analysé les mesures prises par les Etats membres pour mettre en œuvre les objectifs de l'accord de Paris pour 2030, notamment en termes d'énergies renouvelables et d'efficacité énergétique.

Concernant le premier sujet, la Commission européenne estime (lien PDF) qu'"environ un tiers des Etats membres ont présenté des contributions ambitieuses", citant le Danemark, l’Estonie, l’Espagne, la Lituanie et le Portugal. "On constate cependant qu'il demeure un écart pour l’UE-28. Dans les projets de plans actuels, la part des énergies renouvelables atteinte serait comprise entre 30,4% et 31,9% en 2030 au niveau de l’Union, au lieu des 32% prévus", note la Commission. 

"Redoubler d'efforts" en matière d'efficacité énergétique

Sur le sujet de l'efficacité énergétique, "seuls quelques Etats membres ont proposé un niveau suffisant de contributions pour 2030", notamment l'Italie, le Luxembourg, l'Espagne, les Pays-Bas et la France. Bonne nouvelle enfin : la réduction globale des émissions de gaz à effet de serre de l’Union "est estimée déjà conforme à l’objectif d’une réduction de 40% (…) d’ici à 2030 par rapport à 1990". Pour Libération, c'est "une belle occasion de revoir à la hausse cette ambition, alors que plusieurs piliers politiques adoptés l’an dernier poussent déjà l’UE sur la voie des -45%".

Après avoir évalué les plans prévus, la Commission invite toutefois "les Etats membres à améliorer leur projet de plan de plusieurs façons". Certains Etats sont ainsi poussés à "redoubler d'efforts" en matière d'efficacité énergétique, mais aussi à "fixer des objectifs réalistes". Concernant la France, "la Commission demande de relever son niveau d’ambition pour 2030 à au moins 33% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie brute (contre 32% prévus dans le projet actuel), afin qu’elle prenne sa part de responsabilité dans la transition énergétique du continent", ajoute Libération.