Canicule : "Le plus dur reste à venir", prévient la Direction générale de la santé

"On s'attend à un impact sanitaire significatif qui sera potentiellement décalé", assure Jérôme Salomon, Directeur général de la santé, 

Des enfants échappent à la chaleur grâce à des fontaines publiques à Nice, le 26 juin 2019.
Des enfants échappent à la chaleur grâce à des fontaines publiques à Nice, le 26 juin 2019. (VALERY HACHE / AFP)

Les Français commencent ressentir "un impact de la chaleur" et "le plus dur reste à venir".  Voilà le message de Jérôme Salomon, Directeur général de la santé, qui appelle à la vigilance à propos de la canicule qui frappe la France.

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"Ce qui m'inquiète aujourd'hui c'est que le recours au soin commence à augmenter, le nombre d'appels au SAMU, le nombre d'appels aux services d'urgence, le recours aux services d'accueil des urgences ainsi que le nombre de signalement des épisodes de malaise. On commence à avoir un impact de la chaleur", a déclaré, mercredi 26 juin, le responsable dans une vidéo postée sur le compte Twitter du ministère de la Santé.

"Tout le monde est concerné"

"On s'attend à un impact sanitaire significatif qui sera potentiellement décalé (...) Le plus dur reste à venir avec un pic au-delà de 40 degrés", a-t-il souligné. Selon lui, "tout le monde est concerné", et pas seulement les personnes sensibles et les enfants, par cet épisode "totalement exceptionnel" dans sa précocité, son intensité et sa durée.

"A 41, 42, 43 degrés, un homme en pleine santé ne doit pas faire du jogging car il prend un risque majeur pour sa vie, même chose pour la famille en pleine santé qui décide de prendre sa voiture et d'utiliser l'autoroute sans aucune prévention", a mis en garde Jérôme Salomon.

Le mercure va encore monter jeudi sur la France qui pourrait battre en fin de semaine des records de chaleur accompagnés d'une pollution à l'ozone. "Les trois jours qui viennent vont être difficiles" pour les hôpitaux qui voient leur activité augmenter en raison de la canicule, a également prévenu mercredi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, lors d'un déplacement au CHR de Metz-Thionville.