Mariage : l'enterrement de vie de jeune fille

a revoir

Présenté parMarie Drucker

Diffusé le 20/07/2013Durée : 00h40

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L'été, traditionnelle saison des mariages. Et qui dit mariage dit enterrement de vie de garçon. Et désormais, de jeune fille. A l'origine réservée aux hommes, ce rite initiatique a évolue. Plus question de se ridiculiser dans la rue mais plutôt de passer une bonne soirée entre copines avec des activités conviviales. C'est aussi devenu un marche! Enterrer sa vie de jeune fille, c'est le Grand Format de ce journal.

Les témoins ont gardé le secret jusqu'au bout. Dans tout bon enterrement de vie de jeune fille, il y a la surprise, mais aussi les copines et le champagne. Katia se marie dans 3 semaines et ses amies lui ont préparé un enterrement de vie de jeune fille qui va durer tout le week-end, avec la location d'un bus privé pour faire le tour de Paris. Sa demoiselle d'honneur a fait appel a une société spécialisée.

C'était pour sortir du cliché "beauf" et avoir de l'originalité. Ça nous coûte 28 euros par personne.

Laury Kniles organise 6 prestations semblables chaque semaine, avec cours de danse, coaching en séduction ou balade sur la Seine. Elle s'est lancée dans ce business il y a un an, et son téléphone n'arrête pas de sonner.

Elles ont vraiment envie de quelque chose qui sorte du commun, et elles ont aussi un certain pouvoir d'achat. Elles profitent de cette journée pour tester des activités.

En ajoutant le restaurant et les différentes activités, le week-end va leur coûter une centaine d'euros par personne. Avec 200.000 mariages par an, est devenu un marche lucratif estime à 100 millions d'euros chaque année. La tradition remonte au XVIIIe siècle. Voici une reconstitution datant de 1965. A l'époque, seuls les garçons sont concernés. Les témoins enterrent un cercueil et l'ancienne vie du fiance, qui devait être déniaisé au préalable dans une maison close, avant d'avoir la corde au cou. En 1970, la corde est toujours là, mais fini les maisons closes, la beuverie et le tapage, c'est entre copains exclusivement. Plus tard, avec la libération sexuelle, les filles ne veulent pas être en reste : déguisement, parcours dans la rue, gages infligées à la fiancée.

Le groupe de jeunesse va sanctionner l'individu quittant ce groupe. On ne peut pas changer de statut sans passer par une épreuve. Une épreuve, c'est forcément difficile.

Aujourd'hui, c'est aussi pour ça que ce business marche aussi bien. Marre de l'humiliation, les filles veulent des activités qui sortent de l'ordinaire, comme le cours de création de cocktails. Laure-Julie, ici au premier plan, se marie en septembre. La tournure des événements la rassure.

J'attendais plutôt le truc déguisée en lapin pour traverser Paris.

Je l'aime et j'avais envie qu'elle passe une bonne soirée. Je sais que le côte punition et déguisement ne lui ferait pas du bien.

Laure-Julie ou Katia, deux histoires, deux mariages, mais un passage oblige : à la tombée du jour, direction la boîte de nuit.

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