Justice : question sur le statut de repenti

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Diffusé le 14/09/2013Durée : 00h40

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franceinfoFrance Télévisions

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Ce soir, 2 femmes ont été relâchées. Depuis une dizaine d'années, le statut de repenti fait l'objet de discussions politiques. Le ministère de la Justice vient d'envoyer un décret au Conseil d'Etat Le sujet est sensible. La loi de 2002 sur les témoignages sous X n'était pas infaillible.

Lutter contre le trafic de stupéfiants, les proxénètes, démanteler les réseaux terroristes, envoyer en prison des malfaiteurs, ce sont les derniers règlements de comptes dans le sud de la France qui ont convaincu les ministres de la Justice et de l'Intérieur d'agir contre le crime organisé avec l'aide de repentis. Le contrat est clair : le malfaiteur dénonce ses complices, l'Etat lui donne, en échange, l'absolution et une nouvelle identité à lui et sa famille. En Italie, la loi existe depuis plus de 30 ans. Là-bas, de redoutables réseaux terroristes et mafieux sont tombés grâce aux témoignages de repentis. A Palerme, cet ancien mafieux est devenu peintre aujourd'hui. Avant, c'était un tueur. Il a dénoncé tous ses amis, il y a 20 ans. Pourtant, il se cache toujours.

Je ne suis jamais installé, je bouge tout le temps. Je reste en Italie mais je fais le tour du pays. Je ne peux pas me poser quelque part.

En France, le projet n'est pas nouveau. Il est resté longtemps dans les cartons. Même les plus favorables a l'utilisation des repentis ont des réticences.

C'est l'institution judiciaire et policière qui se porteront garants de la vie de quelqu'un avant le procès, pendant et après le procès.

Sinon on va avoir des règlements de comptes sur des gens retrouves qui subiront les conséquences de leur collaboration avec la justice.

Le risque est réel, pour le contrer les autorités promettent d'y mettre les moyens. La nouvelle vie des repentis et de leurs familles sera financée avec les centaines de millions saisis lors des enquêtes.

Le ministère de la Santé envisage d'indiquer sur les boîtes de médicaments remboursables ce que l'on appelle "le service médical rendu". Un label d'efficacité en quelque sorte. Mais qui détiendra le pouvoir d'évaluer les médicaments ?.

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