Invité : Maxime Le Forestier

a revoir

Présenté parLaurent Delahousse

Diffusé le 16/06/2013Durée : 00h30

Pudique et discret, il vit sa vie et ça lui suffit. Il nous raconte des histoires en chansons depuis plus de 40 ans. La sienne, c'est celle de rencontres, une admiration pour Moustaki et Brassens. Il a vécu dans une "maison bleue" à San Francisco dans les années 70, années de légèreté et d'utopies. Aujourd'hui, c'est l'heure du 15e album et des concerts à venir. Bonsoir Maxime Le Forestier.

Laurent Delahousse : La poésir, dans la chanson, nous fait oublier la crise.

Maxime Le Forestier : Il était percutionniste. J'aime beaucoup cet homme.

Laurent Delahousse : Etes-vous surpris que vos chansons aient traversé les générations ? J'ai un peu le même sentiment.

Maxime Le Forestier : J'avais posé la même question a Brassens et il était mal de faire punir tant d'élèves.

Laurent Delahousse : 600.000 lycéens passeront le bac philo demain. L'école, ce n'était pas votre truc. découvert la guiitare, Brassens, les filles.

Laurent Delahousse : Johnny soulève les foules à 70 ans. Vous dites "chapeau l'artiste".

Maxime Le Forestier : Non, je dis que c'est normal. La scène est un plaisir immense. Personne ne décroche de cette drogue. J'avais vu Mireille, qui ne chantait que l'après-midi. Il continue avec des moyens énormes. Seule votre femme peut vous demander d'arrêter de chanter mais ce n'est pas le cas.

Maxime Le Forestier : Pas encore, mais ça viendra sanas doute. Elle a une oreille d'enfer Extrait musical.

Ce petit air va plaire. Du pur Maxime Leforestier tiré de son nouvel album, loin des modes et plutôt engagé. A l'image de ses standards ancres dans la mémoire collective. Extrait de la chanson "Education sentimentale". "Etre né quelque part". "Mon frère".

Et puis "San Francisco", et sa maison bleue. Extrait de la chanson San Francisco.

Une chanson de 1971, 1000 fois reprises.

Une maison où il vécut ses années hippies. Geste symbolique, il l'a repeinte il y a deux ans pour fêter les 40 ans de son 2e album. A l'époque, un chanteur contestateur, antimilitariste. Extrait de la chanson Parachutiste.

Normal quand son mentor s'appelle Georges Brassens. Aujourd'hui, Maxime Le Forestier adoucit le propos. Cet accro de l'info n'en a pas fini avec la société.

Laurent Delahousse :Vous avez été un homme engagé. Tout ça est derrière vous.

Maxime Le Forestier : Je ne voulais que ça devienne un métier. L'adjectif était de trop. Il fallait couper très vite.

Laurent Delahousse : C'était important à cette époque-là.

Maxime Le Forestier : La chanson au départ n'était pas antimilitariste C'est l'époque qui a fait de cette chanson ce quelle est devenue.

Laurent Delahousse : Quand on vieillit, on devient plus réac.

Maxime Le Forestier: L'époque surtout est plus réac et conventionnelle.

Laurent Delahousse : Il y a encore des révoltes en vous.

Maxime Le Forestier : Je note et je me dis de ne pas faire la chanson tout de suite.

Laurent Delahousse : Cette prise de distance, c'est l'expérience de Brassens ? En 68, il avait uen distance par rapport à l'engagement.

Maxime Le Forestier : Nous mourrons pour des idées mais de mort lente. Il parlait de choses beaucoup plus graves. Le frère de Jeanne était en prison et il ne l'ont jamais vu.

Laurent Delahousse : Il y a plein de jeunes, dans une situation difficile, qui veulent quitter la France. Qu'alliez vous chercher à San Francisco à l'époque.

Maxime Le Forestier : C'est là-bas que ça se passait. Je devais de l'argent que je devais rendre. Et il y avait tant de musiciens et groupes qui vivaient la-bas. J'ai eu envie de voir et je suis parti pour revenir.

Laurent Delahousse : Elles sont où les maisons bleues actuellement.

Maxime Le Forestier : En Asie sans doute.

Laurent Delahousse : Merci.

Nouveau record de la traversée de l'Atlantique en solitaire, signé Francis Joyon en 2H56.

Un bateau, un homme, un océan et surtout un fabuleux record, celui de la traversée de l'Atlantique. En milieu d'après-midi, Francis Joyon en a termine après 5 jours 2 heures et 56 minutes. Il a coupé la ligne d'arrivée au large du Cap Lizard à la pointe sud-ouest de l'Angleterre. Il améliore l'ancien record de 16 heures détenu par Thomas Coville depuis 2008.

Je suis rince. J'ai dormi trop peu d'heures.

Il est parti de New York mercredi dernier et a traversé l'Atlantique à la moyenne extraordinaire de 41 km/h. Joyon ne s'embarrase pas du superflu technologique à bord. Il détient tous les records en solitaire : autour du monde, de l'Atlantique, de miles parcouru en 24 heures.

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