Technologie 5G : "C'est un peu l'électricité de demain", selon Gilles Babinet, vice-président du Conseil national du numérique

Son vice-président assure que l'impact de la 5G sur l'environnement est "très nettement positif" et déplore le manque d'ambition en France lié, selon lui, à un déficit de scientifiques au gouvernement.

Gilles Babinet, vice-président du Conseil national du Numérique, le 19 septembre 2016.
Gilles Babinet, vice-président du Conseil national du Numérique, le 19 septembre 2016. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Gilles Babinet, vice-président du Conseil national du Numérique a souligné, mercredi sur franceinfo, l'enjeu "d'efficacité économique" de la mise en place de la 5G en France. Le matin même, le PDG de Free, Xavier Niel avait insisté sur la nécessité pour la France de se tourner vers la 5G au nom de "l'attractivité". Pour Gilles Babinet, le débat est simple : "La technologie 5G, c'est un peu l'électricité de demain, c'est une technologie qui va s'avérer absolument indispensable pour rentrer dans l'économie du 21e siècle".

L'entrepreneur met en avant la "grande opportunité" présentée par cette technologie et s'oppose aux critiques "de certains écologistes". "L'impact de la technologie numérique à mon avis sur l'environnement est très nettement positif", a expliqué Gilles Babinet.

"Le gouvernement a délaissé la science", "un drame"

Quant au risque d'un accroissement de l'utilisation du numérique poussé par la mise en place de cette technologie, Gilles Babinet met en avant que des solutions sont envisageables, comme l'instauration de "standards moyens" par défaut. "Cela n'a aucun sens de regarder un film en 4K sur un smartphone."

Gilles Babinet, qui est également "digital champion" pour la France auprès de la Commission européenne, dénonce le manque d'ambition en France. "Le problème du gouvernement c'est qu'il a délaissé la science", avance ainsi l'entrepreneur. "Je pense que le drame de nos gouvernements c'est qu'il y a un ou deux scientifiques, un ou deux ingénieurs", tandis qu'en Allemagne ou en Asie, "pratiquement la moitié du gouvernement sont des gens issus de la science".

On a en filigrane une volonté de décroissance qui me semble être tout sauf scientifique mais plutôt romantique et qu'il faut combattre parce qu'elle est dangereuse. Gilles Babinet, vice-président du Conseil national du Numériqueà franceinfo