"Je suis un peu esclave" : ces Français accros au téléphone portable

Les Français sont plutôt accros à leur téléphone portable, d'après ces Parisiens rencontrés mercredi 6 février, jour... de la journée mondiale sans portable.

L\'écran d\'accueil d\'un téléphone portable, le 22 mars 2018.
L'écran d'accueil d'un téléphone portable, le 22 mars 2018. (OLI SCARFF / AFP)

Le 6 février, date de la journée mondiale sans téléphone portable, difficile de trouver des Parisiens sans leur mobile à la main. "Les gens sont devenus tellement accros qu’ils ne regardent plus si des gens arrivent en face d’eux, s’il y a un trou dans le sol", se désole Michel. "Je trouve que c’est dangereux", dit-il avant d'expliquer qu'il vient d'en racheter un nouveau pour remplacer son téléphone tombé en panne. "Je suis un peu esclave...", reconnaît Michel. "Pendant la période du bac, mon téléphone m'a lâchée, j'étais au bout de ma vie", affirme Binta, qui estime passer plus de cinq heures par jour à scruter son téléphone. Vivre sans ce petit écran ? L'avis de Luzia, mère de famille, tient en un mot : "Inenvisageable".

C’est une deuxième identité, c’est comme avoir ses clés sur soi, il nous manque chose si nous n’avons pas le téléphoneLuziaà franceinfo

Si ce n’est pas les enfants, c’est le travail qui empêche bien souvent de couper son téléphone. Yohan le regrette, mais impossible de déconnecter. "Aujourd’hui, ce sera sans moi, malheureusement. Je fais plein d’autres journées sans plein de choses… mais pas le portable !" Pas de portable se dit "no mobile phone" en anglais, ce qui a fait naître le terme récent de "nomophobie", qui désigne la peur excessive d'être privé de téléphone. Trois Français sur quatre (âgés de plus de 12 ans) sont équipés d'un smartphone, selon le Baromètre du numérique 2018.