Lutte contre les arnaques : le gouvernement va harmoniser l'adresse de 75 sites officiels d'ici à 2026 pour dissiper les doutes sur les faux services publics

L'extension de domaine en ".gouv.fr" sera la norme pour ces sites permettant au gouvernement de communiquer ou au public d'effectuer des démarches.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Un portail en ligne du service des impôts, le 9 août 2023. (SANDRINE MARTY / HANS LUCAS / AFP)

Pour lutter contre les arnaques en ligne aux faux services publics, le gouvernement veut imposer l'usage du ".gouv.fr" à 75 sites "prioritaires" de l'administration d'ici à 2026, ont déclaré mardi 5 septembre les services de la Première ministre et la Direction interministérielle du numérique (Dinum).

Parmi les 75 sites jugés "prioritaires" par le gouvernement, certains se terminent déjà en .gouv.fr, comme ceux des ministères de l'Education, de l'Economie ou de l'Intérieur. "L'extension de nom de domaine .gouv.fr devra s'opérer avant le 1er juillet 2025 pour les sites de communication et avant le 1er janvier 2026 pour les sites de démarches" administratives, précisait déjà la Première ministre Elisabeth Borne dans une circulaire datée du 7 juillet et publiée mardi.

Une adresse claire contre les usurpations

Le Service d'information du gouvernement (SIG) et la Dinum précisent dans un communiqué que cette injonction, moins contraignante qu'une loi ou un décret, "doit permettre de lutter contre les arnaques en ligne ou la désinformation en offrant un caractère distinctif dans l'URL (l'adresse du site visible dans la barre de recherche, NDLR) du site consulté par les usagers, et garantir le caractère officiel et authentique des services publics."

D'autres en revanche, comme le site du gouvernement (gouvernement.fr) ou de Parcoursup (parcoursup.fr), n'ont pas encore adopté cette extension, accessible uniquement aux sites gouvernementaux depuis 1995. Ces différences entre sites augmentent le risque de fraudes commises par des pirates qui créent de toutes pièces des sites avec des adresses comparables à celles des sites gouvernementaux, pour soutirer des données personnelles, voire de l'argent, aux internautes.

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