La France a demandé beaucoup plus de suppressions de contenus à Twitter en 2016

Le nombre de demandes de suppressions de contenus a augmenté de 210% par rapport à 2015. 

Un utilisateur de Twitter à Rennes (Ille-et-Vilaine), le 7 novembre 2013.
Un utilisateur de Twitter à Rennes (Ille-et-Vilaine), le 7 novembre 2013. (DAMIEN MEYER / AFP)

Les autorités françaises ont demandé à Twitter de supprimer des contenus sur 758 comptes au premier semestre 2016, soit une augmentation de 210% par rapport au semestre précédent, révèle Twitter dans son rapport de transparence, jeudi 22 septembre.

Ce rapport ne concerne que les requêtes officielles des autorités de différents pays et ne prend pas en compte les contenus supprimés après avoir été signalés par des internautes ou des autorités locales.

Le réseau social a accepté d'effacer 51 tweets et de suspendre quatre comptes, soit dans 11% des demandes des autorités françaises, précise Numerama. Selon le site spécialisé, toutes ces requêtes "provenaient des autorités administratives, aucune n'ayant été adressée par la voie des tribunaux".

76% des demandes d'informations personnelles approuvées

Les autorités françaises ont par ailleurs demandé à Twitter de leur fournir des informations personnelles sur 687 comptes au premier semestre 2016, contre 866 demandes au semestre précédent. Le réseau social a répondu favorablement à 76% de ces requêtes, ce qui est un record, relève Numerama. Au premier semestre 2015, seules 40% des demandes administratives ou judiciaires d'informations personnelles sur des comptes Twitter avaient obtenu satisfaction.

En août, à Paris, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait lié ces suppressions de contenus à la lutte contre la propagande jihadiste. "Je me réjouis des avancées obtenues, notamment du dispositif mis en place ici-même à Beauvau avec les opérateurs pour obtenir un retrait rapide des contenus à caractère terroriste et d’incitation à la haine, à l’image de l’annonce par Twitter la semaine dernière de la fermeture de 235 000 comptes au contenu incitant au terrorisme au cours des six derniers mois [dans le monde]", avait-il expliqué lors d'une conférence presse avec son homologue allemand, Thomas de Maizière.