Instagram interdit les photos d'automutilation "pour protéger ses utilisateurs les plus vulnérables"

La plateforme, propriété de Facebook, travaille avec des spécialistes de la santé mentale pour améliorer ses pratiques.

Instagram dit vouloir \"protéger ses utilisateurs les plus vulnérables\".
Instagram dit vouloir "protéger ses utilisateurs les plus vulnérables". (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Le réseau social Instagram a décidé de bannir les photos montrant des blessures infligées à soi-même, avec pour objectif de lutter contre l'automutilation et le suicide et ainsi "protéger ses utilisateurs les plus vulnérables". Très récemment, "nous avons relevé que, concernant les questions d'automutilation et de suicide, nous ne sommes pas au point et que nous devrions en faire davantage afin d'assurer la sécurité des utilisateurs d'Instagram", a annoncé, jeudi 7 février, la plateforme, propriété de Facebook, dans un communiqué (en anglais).

Cela prendra du temps et nous avons la responsabilité de bien faire. (...) Nous devons créer une communauté sécurisante et encourageante pour chacun.Instagramdans un communiqué

Le réseau social, qui interdisait déjà toute publication encourageant ou promouvant suicide ou automutilation, va désormais retirer les "images violemment explicites d'automutilation, comme les coupures" infligées à soi-même. Quant aux photos moins explicites mais liées à l'automutilation, comme celles de cicatrices, elles ne seront pas recommandées par les algorithmes d'Instagram, qui s'est associé avec des experts en santé mentale pour améliorer ses pratiques. Ce type de contenu ne sera toutefois "pas complètement supprimé". Et de justifier :

Nous ne voulons pas stigmatiser ou isoler des gens pouvant être dans la détresse et publiant des contenus liés à des actes d'automutilation pour appeler à l'aide.Instagramdans un communiqué

Selon la BBC (en anglais), cette décision intervient après que le père d'une jeune Britannique de 14 ans qui s'est suicidée en 2017 a accusé Instagram d'avoir sa part de responsabilité dans le drame. Elle avait selon son père consulté beaucoup de contenus liés au suicide ou à l'automutilation.