Impôts : les fraudeurs traqués sur les réseaux sociaux

Le gouvernement veut renforcer la lutte contre la fraude fiscale. La loi de finances 2020 autorise la collecte des données sur les réseaux sociaux pour repérer les signes extérieurs de richesse des internautes. La Cnil est sur le qui-vive.

FRANCEINFO

Aimer une photo sur un réseau social ou vendre des objets sur une plateforme en ligne pourrait être bientôt retenu contre vous par le fisc. Dans la loupe de l'administration fiscale, toutes vos données publiées sur les réseaux sociaux ou sur des sites d'annonces en ligne. Pour y parvenir, Bercy s'apprête à créer un algorithme qui permettrait de collecter automatiquement toutes les informations publiées par les contribuables en ligne.

Un test sur trois ans

La Cnil, la Commission nationale de l'informatique et des libertés, émet des réserves sur un texte susceptible de porter atteinte aux libertés. "On a un texte qui est proposé, qui est extrêmement large, et qui peut permettre plein de choses", estime la chef du service des affaires régaliennes à la Cnil, Émilie Seruga-Cau. De son côté, le gouvernement tente de rassurer en indiquant que seuls les profils suspects seront contrôlés de près. Le dispositif devrait être discuté à l'Assemblée nationale dans les prochains jours et testé pendant trois ans.

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Un écran de smartphone affichant les icônes de diverses applications, parmi elles, des réseaux sociaux et un service de commerce en ligne. (Illustration)
Un écran de smartphone affichant les icônes de diverses applications, parmi elles, des réseaux sociaux et un service de commerce en ligne. (Illustration) (OLI SCARFF / AFP)