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Vidéo Les utilisateurs de Facebook vivraient-ils plus longtemps ?

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Les réseaux sociaux c'est le mal incarné, entend-on ici et là. Tant que ça ? Pas si sûr, des chercheurs des universités américaines de San Diego et de Yale ont montré que les utilisateurs de Facebook vivraient plus longtemps !
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Article rédigé par
Nicolas Freymond - franceinfo - Linh-Lan Dao
France Télévisions

Les réseaux sociaux, c'est le mal incarné, peut-on entendre ici et là. Tant que ça ? Pas si sûr : des chercheurs des universités américaines de San Diego et de Yale ont montré que les utilisateurs de Facebook vivraient plus longtemps !

Les utilisateurs de Facebook vivraient plus longtemps que la moyenne, nous disent des chercheurs américains des universités de Yale et de San Diego. Ils ont suivi 12 millions d'utilisateurs du réseau social, femmes et hommes, nés entre 1945 et 1989, en comparant leur état de santé à celui de non-utilisateurs au profil similaire, et ce pendant un an. Conclusion : les possesseurs d'un compte Facebook ont 12% de risques en moins de mourir, par rapport à ceux qui n'en ont pas.

Pour y arriver, les chercheurs ont analysé plusieurs données, comme les photos, les amis ou les statuts publiés sur le réseau social. Ils ont découvert que les gens qui acceptaient beaucoup de demandes d'amis avaient moins de chances de mourir de maladies cardio-vasculaires, de suicides, de pathologies liées à l'isolement social. Le même phénomène a été observé chez ceux qui postent beaucoup de photos et qui se font taguer (identifier sur une photo), car c'est un synonyme d'activité sociale dans la vraie vie. Par contre, plus les utilisateurs changent de statut, moins ils vivent longtemps, car cela n'implique pas forcément une interaction avec l'autre.

Facebook aiderait donc les utilisateurs à maintenir des relations sociales, mais aussi à recevoir du soutien ou à être sociables. Autant de facteurs qui aident à prévenir la maladie. Dès 1979, la chercheuse Lisa Berkman avait fait le lien entre un réseau social solide et une bonne santé. Cela fonctionne aussi pour les réseaux en ligne. Faut-il alors étaler son intimité pour gagner dix ans de vie en plus ? Selon William Hobbs, l'un des auteurs de l'étude, les interactions en ligne sont bonnes pour la santé, à condition que l'activité sur internet soit modérée et qu'elles viennent s'ajouter à des interactions dans la vraie vie.

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