La justice néo-zélandaise valide l'extradition de Kim Dotcom vers les Etats-Unis

Les avocats du fondateur du site de téléchargement Megaupload, accusé par Washington d'avoir été l'architecte de pillages en ligne massifs, ont annoncé leur intention de former un recours contre l'arrêt de la Haute cour de Nouvelle-Zélande. 

Kim Dotcom, lors d\'une audience au tribunal d\'Auckland (Nouvelle-Zélande), le 24 septembre 2015. 
Kim Dotcom, lors d'une audience au tribunal d'Auckland (Nouvelle-Zélande), le 24 septembre 2015.  (NIGEL MARPLE / REUTERS)

La Haute cour de Nouvelle-Zélande a donné, lundi 20 février, son feu vert à l'extradition vers les Etats-Unis du fondateur du site de téléchargement Megaupload. Kim Dotcom est accusé par Washington d'avoir été l'architecte de pillages en ligne massifs.

Mais les avocats du ressortissant allemand, dont le vrai nom est Kim Schmitz, ont annoncé leur intention de former un recours contre l'arrêt de la Haute cour, qui venait confirmer un jugement de première instance rendu en décembre 2015. "Nous ne sommes certainement pas battus", a déclaré dans un communiqué l'avocat Ron Mansfield, en qualifiant cette décision d'"extrêmement décevante".

Le juge de la Haute cour a, de son côté, jugé que suffisamment d'éléments étaient réunis pour justifier l'extradition de Kim Dotcom et de trois autres fondateurs de Megaupload.

Il encourt vingt ans de prison aux Etats-Unis

L'affaire avait éclaté en janvier 2011 lorsque la police néo-zélandaise avait mené un spectaculaire raid matinal au domicile luxueux de Kim Dotcom. Le département américain de la Justice et le FBI l'accusent d'avoir orchestré un pillage en ligne à grande échelle grâce à Megaupload, son emblématique plateforme de téléchargement direct, qui a été fermée par la justice américaine.

Kim Dotcom et trois anciens de Megaupload - Finn Batato, Mathias Ortmann et Bram van der Kolk - sont accusés d'avoir tiré de leur activité 175 millions de dollars de profit et causé plus d'un demi-milliard de dollars de pertes aux ayants droit des œuvres musicales, films et autres produits piratés. Recherché pour fraude, racket et blanchiment, Kim Dotcom se défend de toute infraction, en se présentant comme un entrepreneur du net et accuse la justice américaine de mener une vendetta téléguidée par les puissants studios de Hollywood. En cas d'extradition aux Etats-Unis, il encourt vingt ans de prison.