Il est condamné à vingt-cinq ans de prison pour avoir tiré sur la Maison Blanche

Cet Américain de 23 ans avait fait feu huit fois sur la résidence officielle du président américain, à Washington, le 11 novembre 2011, sans faire de blessé.

Une photo non datée d\'Oscar Ortega-Hernandez, diffusée par la police américaine.
Une photo non datée d'Oscar Ortega-Hernandez, diffusée par la police américaine. (UNITED STATES PARK POLICE / AFP)

Un Américain de 23 ans a été condamné à vingt-cinq ans de prison lundi 31 mars, par une juge fédérale de Washington (Etats-Unis). Son tort : avoir tiré sur la Maison Blanche en novembre 2011. La justice l'a en outre condamné à une amende de 94 000 dollars pour réparation des dégâts sur la Maison Blanche, ainsi qu'à cinq ans de liberté surveillée.

Oscar Ramiro Ortega-Hernandez avait voyagé depuis l'Idaho, dans le nord-ouest des Etats-Unis, où il vivait, jusqu'à la capitale fédérale. Un trajet de près de 4 000 kilomètres pour tirer au moins huit balles en direction de la Maison Blanche. Les tirs n'avaient fait aucun blessé.

Il considérait Obama comme "le diable"

Une balle, tirée le 11 novembre 2011, avait été retrouvée plusieurs jours plus tard encastrée dans une vitre blindée du second étage de la Maison Blanche, où réside la famille présidentielle. Mais le président Barack Obama, son épouse et leurs deux filles étaient absents au moment des tirs.

Ortega-Hernandez avait été interpellé le 16 novembre 2011 près d'Indiana en Pennsylvanie, dans l'est du pays, à 300 kilomètres de la capitale, cinq jours après les faits. Il s'était présenté comme "le Jésus des temps modernes" ou "le chevalier de Dieu", considérant le président Obama comme "le diable" ou "l'antéchrist".

Il "a admis que l'attaque était un acte de terrorisme"

Le jeune homme, inculpé de tentative d'assassinat du président américain, avait plaidé coupable en septembre d'atteinte à un édifice des Etats-Unis, coups de feu et "a admis que l'attaque était un acte de terrorisme".

En annonçant la sentence, le procureur fédéral Ronald Machen a rappelé que "cet homme était motivé par la haine du président et le désir de débuter une révolution contre le gouvernement fédéral". "Cette peine de vingt-cinq ans démontre que quiconque vient à la capitale fédérale avec le projet de faire usage de la violence doit s'attendre à passer des décennies derrière les barreaux", a-t-il ajouté.