VIDEO. Les urgentistes à bout de souffle

Loin des 35 heures, les urgentistes travaillent 60 heures dans des conditions difficiles. Une équipe de France 2 a passé plusieurs jours à leurs côtés.

FRANCE 2
La principale revendication des urgentistes reste la réduction du temps de travail. Au centre hospitalier d'Avignon, la plupart des urgentistes ne comptent plus leurs heures. Il leur arrive d'enchaîner quatre gardes en une semaine.
 
"On a la santé des gens entre nos mains et il est très important pour nous que nous soyons toujours au maximum de nos possibilités. Certains rythmes de travail ne nous le permettaient pas. La dernière chose qu'on veut c'est mettre en danger la population", explique le Dr Stéphane Bourgois, chef de service du centre hospitalier Henri Duffaut d'Avignon.

Détresse, stress et surcharge de travail

À Avignon, le nombre de personnes traitées aux urgences a doublé en 20 ans. Le service est engorgé et les médecins n'ont pas eu d'autres choix que de s'adapter. Le corps médical traite aussi les angoisses et les détresses des patients.
 
"Mon métier, c'est aussi ça, les souffrances psychologiques. Les gens viennent ici, car ils n'ont pas les moyens d'être suivi à l'extérieur", confie au micro de France 2 le docteur Arnaud Devillard, responsable des urgences au centre hospitalier de Troyes. Le quotidien des urgentistes est aussi rythmé d'incivilité et d'agressions. 
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Les urgences de l'hôpital Nord de Marseille, le 30 août 2012. (NICOLAS VALLAURI / MAXPPP / LA PROVENCE)